La station balnéaire née d’un marécage
La Grande-Motte compte 8 440 habitants sur 13,7 kilomètres carrés, entre l’étang de l’Or et l’étang du Ponant, au bord du golfe d’Aigues-Mortes. Jusqu’aux années 1960, le site n’était qu’une ferme viticole isolée dans un marécage impropre à l’urbanisation. À partir de 1965, la « mission Racine » y a créé de toutes pièces une station balnéaire et un port de plaisance, aujourd’hui limitrophe d’Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, aux portes de la Petite Camargue. La station accueille environ 120 000 touristes par an.
Depuis le logement, 27 minutes vers la mer
Le trajet jusqu’à La Grande-Motte représente 29,3 kilomètres et environ 27 minutes en voiture. Deux voies rapides de 20 kilomètres chacune relient la station à l’autoroute A9, en passant par Montpellier, Lunel ou Nîmes selon l’itinéraire. Pour qui préfère laisser la voiture, la ligne de bus 606 dessert Aigues-Mortes depuis la gare de Montpellier-Sud-de-France, et la ligne 132 rejoint Nîmes via Le Grau-du-Roi.
Les pyramides de Jean Balladur
L’architecte Jean Balladur a rompu avec les codes des stations balnéaires traditionnelles : pas de grand hôtel ni de casino pour clientèle aisée, mais des immeubles en forme de pyramide, inspirés des pyramides précolombiennes et de l’architecture moderne brésilienne, offrant à chaque étage un balcon et une vue différente. Cette homogénéité architecturale a valu à la commune le label « Patrimoine du XXe siècle », attribué le 19 janvier 2010 par le ministère de la Culture.
Plages, port de plaisance et voies vertes
La Grande-Motte aligne trois hectares de plages, dont le Grand Travers, le plus sauvage, protégé par le Conservatoire du Littoral, la plage du Couchant près du port et celle du Point Zéro le long de la promenade du front de mer. Près de 7 kilomètres de voie verte, ouverts aux piétons et aux cyclistes depuis septembre 2004, longent le littoral entre les différents secteurs de la station. Le port de plaisance, creusé à partir de 1966, reste au cœur de l’identité de la ville.
La tour signal du Grand-Travers, le plus ancien vestige
Avant les pyramides, un seul bâtiment occupait le site : la tour signal du Grand-Travers, une ancienne tour de guet construite en 1743 par l’ingénieur militaire Jacques Philippe Mareschal sur ordonnance de Louis XV, pour protéger la côte pendant la guerre de Succession d’Autriche. Inscrite aux monuments historiques depuis 1996, elle se trouve près de la plage du même nom, à l’écart de l’agitation du centre-ville.
Casino et chiffres d’une économie tournée vers le tourisme
L’économie de La Grande-Motte reflète sa vocation touristique : 1 693 établissements y étaient recensés au 31 décembre 2019, dont 686, soit 40,5 % du total, dans le commerce, les transports et l’hébergement, contre 28 % à l’échelle du département. Le Pasino, qui a remplacé l’ancien casino du front de mer depuis septembre 2012, contribuait en 2018 à hauteur de 12 % du budget municipal, avec ses 204 machines à sous. Pour les soins, la clinique mutualiste Jean Léon et un institut de thalassothérapie complètent l’offre de la station, à côté de ses 14 plages privées.
Studio ou duplex pour une journée à la mer
Pour une famille venue passer la journée à la plage, le duplex permet de rincer les affaires de bain grâce au lave-linge et de préparer un repas simple dans la cuisine équipée avant de reprendre la route. À deux, le studio suffit pour une sortie à la journée, avec un retour tranquille à Saint-Jean-de-Védas le soir, loin de l’affluence estivale du littoral.
Pour continuer vers le littoral et l’étang de l’Or, les pages consacrées à Mauguio et à Pérols détaillent les communes voisines de La Grande-Motte.
