Le vieux village oublié du tourisme de masse
Les Matelles comptent 2 068 habitants sur 16,9 kilomètres carrés, au pied du pic Saint-Loup. Ancien chef-lieu de canton, le village s’est pourtant moins développé que des voisins comme Saint-Mathieu-de-Tréviers, principalement parce qu’il se trouve à l’écart des axes Montpellier-Ganges et Montpellier-Quissac. Le résultat est un vieux village du XIIIe siècle, sur la rive gauche du Lirou au confluent de la Déridière, resté en parfait état, avec sa tour médiévale de Vias qui veillait autrefois sur les alentours depuis la crête.
Depuis le logement, 28 minutes au pied du pic Saint-Loup
Le trajet jusqu’aux Matelles représente 22,2 kilomètres et environ 28 minutes en voiture depuis Saint-Jean-de-Védas. C’est une sortie qui se mérite un peu, mais qui offre en échange un vrai dépaysement rural, à quelques minutes seulement de Saint-Gély-du-Fesc et du Triadou. La Maison des Consuls, musée intercommunal de la Préhistoire installé dans le vieux village, permet de mettre en contexte les vestiges de la région avant de partir en balade.
La résurgence du Lirou et les grottes
D’un point de vue spéléologique, la résurgence du Lirou est un site remarquable : un escarpement de plus de 20 mètres domine une cascade dès que l’eau coule, après la traversée de plusieurs grottes et avens présents sur la commune. Le paysage, entre garrigues à chêne vert et pinède, se prête à la marche autant qu’à l’observation géologique, dans un secteur où les collines du jurassique supérieur ont donné un sol rocailleux et des pentes escarpées.
Fêtes, festival occitan et marché de la création
La commune reste animée malgré sa taille : la fête votive du 15 août rassemble beaucoup de monde, à laquelle s’ajoutent une fête médiévale et le festival en occitan « Lo Son dau Bartàs ». Un marché de la création réunit régulièrement potiers et vendeurs de livres anciens dans le vieux village, une autre façon de découvrir la commune que la seule visite patrimoniale.
Un territoire de garrigues protégées
Les Matelles font partie d’une zone Natura 2000 de 45 444 hectares, les « hautes garrigues du Montpelliérais », qui abrite trois couples d’Aigles de Bonelli, soit 30 % des effectifs régionaux. Deux zones naturelles d’intérêt écologique sont également recensées sur la commune, sur 230 et 127 hectares, preuve que ce coin de garrigue reste l’un des mieux préservés au nord de Montpellier.
Un village d’artistes et de savants
Les Matelles ont vu naître le sculpteur Pierre Granier, qui participa aux sculptures du château de Versailles. La romancière Albertine Sarrazin, qui avait choisi d’y vivre, y repose depuis sa réinhumation le 24 juin 1978. Ossias Dumas, né en 1826 et mort en 1874, et son frère Scipion, tous deux liés à l’histoire républicaine du XIXe siècle, comptent aussi parmi les personnalités du village. Sur le plan économique, la commune recensait 152 établissements en 2019, dont 38, soit 25 % du total, dans l’administration, l’enseignement et la santé, contre 14,2 % au niveau départemental, aux côtés de cinq exploitations agricoles tournées vers la viticulture sur 82 hectares. D’un point de vue géologique, le nord et l’ouest de la commune forment des collines du jurassique supérieur, au sol rocailleux et aux pentes escarpées, tandis que les calcaires durs du sud-est dominent la source du Lez.
Un studio pour une escapade calme aux Matelles
Le studio, avec son lit double et son espace de travail, convient à un couple venu marcher jusqu’à la résurgence du Lirou ou flâner dans le vieux village. Pour une famille ou un groupe, le duplex offre deux chambres et trois lits, à la même adresse, au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas.
Pour continuer vers le nord, les pages consacrées à Saint-Mathieu-de-Tréviers et à Prades-le-Lez détaillent les communes voisines des Matelles.
