Cazevieille, le pic Saint-Loup sur son territoire
Avec ses ruelles resserrées autour de l’église, Cazevieille réunit 233 habitants, un des plus petits villages du secteur, au nord-ouest de Montpellier, non loin de Saint-Mathieu-de-Tréviers et de Saint-Jean-de-Cuculles, et parfois désigné localement sous le nom de Cazevieille-Pic-Saint-Loup. Le sommet du pic Saint-Loup, à 658 mètres d’altitude, se trouve sur le territoire de la commune, à la limite avec Saint-Mathieu-de-Tréviers. Les falaises du massif abritent trois espèces végétales endémiques, l’Erodium foetidum, la Saxifraga cebennensis et l’Hieracium stelligerum, et le site est classé Natura 2000 au titre de la directive habitats, sur 4 430 hectares de pelouses et de garrigue à genévrier. La garrigue autour du village égrène aussi plusieurs mares, dont la mare de Sueuilles, la mare de Palles et la mare de Courrière, des points d’eau typiques de ce plateau calcaire, à repérer en chemin vers le sommet.
Dolmens et menhir, les vestiges de la garrigue
La commune garde de nombreux tumulus datant du chalcolithique, l’âge du cuivre, qui attestent une présence humaine dès la préhistoire. Plusieurs dolmens sont recensés sur son territoire, dont le dolmen du Grand Juyan de la Figarède, le dolmen de la Mare de Roubiac, le dolmen dit Grand Juyan de Roubiac et le dolmen de la Limite 1, ainsi qu’un menhir, celui de Caucaliès. Aucune trace de la période gallo-romaine ou wisigothique n’a en revanche été retrouvée sur la commune : l’habitat de cette époque n’était probablement pas construit en pierre, ce qui explique l’absence de vestiges bâtis.
Les mas de Cazevieille
Le mas de la Tourrière, le plus ancien du secteur, remonte au XVIIe siècle. Autour de lui se sont construits d’autres mas, la Figarède, Roubiac et Sueilles, ce dernier bâti en 1590 pour y installer deux filles d’une famille locale, et dont le nom viendrait d’un mot qui signifie amas de pierres, car le mas a été construit sur une ancienne verrerie détruite. Le Causse, construit vers 1600, ainsi que Courtès et Peyre-Brune, bâtis à la même époque en appoint de la Figarède et de Sueilles, complètent cet ensemble. Le plus récent, Hubac, a été construit au XVIIIe ou au XIXe siècle, dans la vallée de Fombétou. Ce sont ces mas dispersés dans la garrigue, plus que le village lui-même, qui composent l’essentiel du territoire communal.
Rejoindre Cazevieille depuis le logement
Le trajet vers Cazevieille demande 34 minutes de route pour 29,5 kilomètres, en circulation fluide, en traversant le nord de l’agglomération montpelliéraine puis les premiers reliefs de garrigue. La commune recense 44 établissements, dont 25 % dans les activités spécialisées et les services administratifs, soit 11 entreprises sur le total, un secteur qui reste le premier employeur devant la viticulture. Celle-ci occupe aujourd’hui quatre exploitations agricoles, contre une seule en 1988, pour une surface agricole utilisée de 26 hectares.
Trois raisons de passer par Cazevieille
- Une randonnée au sommet du pic Saint-Loup : Cazevieille est l’un des deux points de départ classiques de l’ascension, avec Saint-Mathieu-de-Tréviers, sur la plus grande partie du sentier de grande randonnée numéro 60.
- Une sortie préhistoire : les dolmens et le menhir de la commune intéressent les curieux d’archéologie ancienne, sur un territoire qui garde peu de traces des époques suivantes.
- Un séjour au calme : avec 233 habitants, Cazevieille offre un contraste complet avec la vie de centre-ville de Saint-Jean-de-Védas.
Studio ou duplex pour un séjour près de Cazevieille
Pour deux randonneurs venus pour le pic Saint-Loup, le studio suffit, avec son lit double et son espace de travail pour préparer l’itinéraire. Le duplex convient mieux à un groupe qui enchaîne plusieurs randonnées sur plusieurs jours, avec son lave-linge pour rincer les affaires de marche entre deux sorties. Les deux logements partagent une même adresse au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un parking gratuit à proximité immédiate pour repartir tôt le matin.
Pour l’autre point de départ de la randonnée, la page consacrée à Saint-Mathieu-de-Tréviers détaille l’accès à ce village, de l’autre côté du massif.

