Un village fortifié devenu domaine de l’Académie française
Castries compte 6 883 habitants sur un territoire de 24,1 kilomètres carrés, à l’est de Montpellier, à 11,8 kilomètres à vol d’oiseau. Le site montre des traces d’une occupation ancienne : un poste de garde romain y surveillait la voie Domitia dès le Ier siècle, et le nom de Castra apparaît dans les textes locaux au Xe siècle. À la fin du XIVe siècle, le village ne comptait encore que onze feux, soit environ 55 personnes, avant que les siècles suivants ne le transforment en bourg fortifié doté de deux portes d’accès.
Le château actuel a été reconstruit vers 1520, sur les bases d’un ancien château fort rasé par la famille de La Croix, qui avait acheté la baronnie en 1495. En 1985, René de Castries a légué le domaine à l’Académie française, qui en reste propriétaire aujourd’hui. C’est le repère le plus connu du village, visible de loin avec ses toitures à la mansarde couvertes de tuiles vernissées.
Vingt-cinq minutes vers l’est de l’agglomération
Depuis Saint-Jean-de-Védas, comptez 23,8 kilomètres et environ 25 minutes de route pour rejoindre Castries, en traversant Montpellier d’ouest en est. C’est l’un des trajets les plus longs de ce secteur, ce qui en fait plutôt une sortie à la journée qu’un point de chute pour dormir.
Castries se trouve dans le même quart nord-est de l’agglomération que Sussargues, Saint-Jean-de-Cornies et Vendargues, ce qui permet d’enchaîner plusieurs villages sur le même trajet retour plutôt que de multiplier les allers-retours depuis Saint-Jean-de-Védas.
Château classé, aqueduc de Riquet et pont ancien
Le domaine de Castries, classé monument historique depuis 2004, comprend le château lui-même, classé depuis 1966. Son aqueduc, construit par Pierre-Paul Riquet, l’ingénieur du canal du Midi, est classé depuis 1949. Le pont sur la Cadoule, à l’entrée du village, est inscrit depuis 1946.
L’église de l’Invention-de-Saint-Étienne, de style néo-gothique et surmontée d’une haute flèche de pierre, abrite une cloche classée monument historique datant de 1664, œuvre du fondeur Lonar Bordes. Les vestiges de l’ancienne église paroissiale Saint-Étienne, construite vers l’an 1050 et effondrée en 1870, ont été transformés en square, classé depuis le 20 octobre 1960. La commune compte au total quatre monuments répertoriés et 81 objets à l’inventaire des monuments historiques.
Un épisode de la Seconde Guerre mondiale
Le 17 juillet 1944, un bombardier américain B-24, touché par la défense antiaérienne au-dessus d’Avignon, effectue un atterrissage forcé sur le ventre dans une vigne de la commune. Sur les neuf membres d’équipage, deux se trouvaient encore à bord lors de l’atterrissage : le copilote, fait prisonnier par les Allemands, et le mitrailleur, décédé de ses blessures et d’abord enterré au cimetière du village avant d’être rapatrié aux États-Unis en 1956. Une rue de Castries porte aujourd’hui son nom.
Pour qui cette base a du sens
- Une envie de patrimoine classé : château, aqueduc et pont se visitent sur une même demi-journée.
- Un déplacement vers l’est de l’Hérault : Castries reste un point de passage pratique vers Sussargues, Vendargues ou Baillargues.
- Un séjour qui alterne est et ouest de l’agglomération : la position centrale de Saint-Jean-de-Védas évite de choisir un seul côté de Montpellier.
Studio ou duplex pour une sortie vers Castries
À deux, le studio convient pour une journée château et aqueduc, avec son espace de travail si la visite se termine par quelques mails. En famille, le duplex offre 2 chambres et 3 lits, pratique pour combiner Castries avec un village voisin le lendemain. Les deux logements sont au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un accès rapide à l’A9 pour rejoindre l’est de l’Hérault. La page sur Vendargues complète l’itinéraire vers l’est.

