Sussargues, l’arrière-pays à une demi-heure de la mer
Sussargues compte 2 840 habitants dans l’arrière-pays montpelliérain, à une demi-heure de la Méditerranée et une heure des premières hauteurs cévenoles. Comme beaucoup de villages en « argues » de la région, son nom vient d’un domaine gallo-romain, ici celui d’un certain Surtius. Deux cent vingt-huit établissements sont implantés sur la commune, dont plus du cinquième dans la construction, aujourd’hui le premier secteur d’activité local. Le village reste malgré tout marqué par la viticulture, qui a façonné son paysage pendant des siècles, avec une poignée d’exploitations encore en activité aujourd’hui, loin des 25 recensées lors du recensement agricole de 1988.
Vingt-huit minutes vers l’arrière-pays
Depuis Saint-Jean-de-Védas, il faut compter 28 minutes pour 28,4 kilomètres, un trajet qui traverse l’agglomération avant de rejoindre les paysages plus ouverts du nord-est montpelliérain. C’est une sortie à prévoir sur une demi-journée plutôt qu’un aller-retour improvisé.
Des carrières de pierre à la scène en plein air
Les carrières de Sussargues ont longtemps fourni un calcaire coquillier tendre et jaune clair, extrait à la main jusqu’au milieu du XXe siècle et utilisé dans de nombreux bâtiments de Montpellier. L’une d’elles, la carrière de la Font d’Armand, a été reconvertie en lieu de spectacles de plein air : concerts, cuisines de rue et dégustations de vins locaux y rythment les soirées d’été, dans un décor minéral que peu de villages voisins de l’arrière-pays peuvent offrir à leurs visiteurs.
Une église du XIe siècle et son clocher
L’église Saint-Martin de Sussargues est mentionnée dès 1011 et inscrite aux monuments historiques depuis 1977. Sa cloche, réalisée par le maître fondeur Jean Poutingon et classée monument historique à part entière, date de 1737, un âge respectable pour un objet toujours en usage. Du premier édifice roman, seul le mur sud, avec son décor de colonnes, est encore en place ; le reste a été remanié au XIXe siècle, avec un campanile ajouté en 1845 puis équipé d’une horloge en 1889.
Un village qui organise son année autour des arts
Sussargues rythme son calendrier autour d’une programmation dense pour sa taille : un printemps des artistes exposant des créateurs locaux, une fête votive à la mi-juin, un festival mêlant concerts et dégustations dans les carrières début juillet, une projection en plein air au mois d’août, une bodega des associations à la rentrée, et des concerts de guitare à l’automne. Le village accueille aussi, certaines années, des rendez-vous du festival Radio France Occitanie Montpellier, qui rayonne sur plusieurs communes de la métropole et attire un public bien au-delà de l’arrière-pays. Sussargues est jumelé avec Lahntal, en Allemagne, depuis 1986, un lien de longue date pour une commune de cette taille.
Pour qui cette étape a du sens
- Un concert en plein air : les carrières de Sussargues offrent un décor minéral rare, à combiner avec une nuit tranquille à Saint-Jean-de-Védas plutôt qu’un long trajet retour.
- Une découverte du patrimoine viticole de l’arrière-pays : le village garde une identité agricole marquée, entre carrières de pierre et vignes.
- Une escapade nord-est : Sussargues se combine facilement avec Castries ou Vendargues pour une demi-journée dans l’arrière-pays montpelliérain.
Studio ou duplex avant un concert en plein air
Pour une soirée à deux avant un concert dans les carrières, le studio suffit, avec son lit double et son espace de travail pour la journée. En groupe, le duplex offre deux chambres, trois lits et un lave-linge. Les deux logements sont au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un séjour minimum de 2 nuits. Vers le nord-est, la page consacrée à Castries prolonge la sélection des communes de l’arrière-pays.

