Un village né d’une abbaye de moniales
Saint-Geniès-des-Mourgues compte 2 148 habitants sur 10,9 kilomètres carrés, l’une des communes les plus densément peuplées du secteur malgré son caractère rural. Le village se trouve à 16 kilomètres au nord-est de Montpellier et à 15 kilomètres de la Méditerranée à vol d’oiseau, face à l’étang de l’Or. L’origine du village remonte à 1019, avec la fondation d’une abbaye bénédictine féminine dédiée à saint Geniès. « Mourgues » signifie « nonnes » en occitan : les habitations se sont développées autour de ce monastère dès le XIIIe siècle, avant son rattachement à l’abbaye de Maguelone en 1236. En 1200, l’abbesse obtient même du comte de Toulouse le droit de suzeraineté sur les habitants du village.
Vingt-sept minutes, sur l’ancienne route du vin
Depuis le logement, la route mesure 28,3 kilomètres et se parcourt en 27 minutes. La commune est traversée par la ligne ferroviaire historique de Montpellier à Nîmes via Sommières, inaugurée le 30 octobre 1882, qui servait à l’acheminement du vin vers Beaucaire, Marseille et la Bourgogne, avant de fermer au trafic voyageurs en 1970 et au fret en 1971. Le monastère fondateur du village a connu un passé mouvementé : endommagé en 1622 par les troupes protestantes du duc de Rohan, il est restauré à partir de 1636 sur ordre du roi Louis XIII, avec l’installation d’une première cloche en 1649 et la fin des travaux en 1677. En 1736, il obtient le rang d’abbaye, avant d’être vendu comme bien national à la Révolution.
L’église abbatiale et son clocher du XIXe siècle
Le château et l’église, ancienne abbaye, datent du XIe siècle et forment le cœur du centre historique, établi sur une colline. L’église abbatiale Saint-Geniès, de style roman, a été restaurée au XVIIe siècle, à l’exception de son clocher, rebâti en 1841 et surmonté d’un campanile en fer culminant à environ 25 mètres, doté d’une horloge et d’une grosse cloche. Autour, des maisons de maître en pierre de taille des carrières locales, dites pierre de Castries, témoignent de la prospérité passée du village.
Une tradition camarguaise bien vivante
La fête votive de la Saint-Louis, fin août, perpétue une tradition tauromachique ancrée dans le village, elle aussi rattachée à l’imaginaire camarguais qui caractérise l’ensemble de la plaine : courses camarguaises, abrivados et bandidos animent les arènes locales, ouvertes à tous. La route des vins de l’agglomération de Montpellier traverse également la commune, avec un caveau de dégustation pour les vignerons du secteur, sur un territoire longtemps organisé autour de la viticulture, des carrières et de l’élevage de bovins.
Pour qui cette base a du sens
- Une curiosité pour le patrimoine monastique : l’église abbatiale et son clocher se visitent en une petite heure, sans détour compliqué depuis le logement.
- Un intérêt pour les traditions camarguaises : la fête votive de fin août rassemble courses et jeux taurins ouverts à tous.
- Une étape sur la route des vins de l’agglomération de Montpellier, avec un caveau de dégustation sur place.
Studio ou duplex avant une sortie vers le Pays de Sommières
Pour une sortie à deux vers cette ancienne route du vin, le studio offre l’essentiel, avec une cuisine équipée pour un dîner simple au retour. En famille, le duplex permet de combiner cette sortie avec un séjour plus long, entre patrimoine viticole et centre de Montpellier. Les deux logements se trouvent au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un accès rapide à l’A709 pour prendre la direction du nord-est du département.
La page consacrée à Castries détaille une autre étape sur la route qui mène de Saint-Jean-de-Védas à Saint-Geniès-des-Mourgues.

