Un village de 502 habitants dans la garrigue
Guzargues compte 502 habitants sur 11,6 kilomètres carrés, ce qui en fait l’un des plus petits villages de ce secteur du nord-est de l’Hérault, dont les habitants sont appelés les Guzarguois et les Guzarguoises. Le bourg se situe par ailleurs à environ 14 kilomètres au nord-est du centre-ville de Montpellier, un repère différent de la route directe depuis le logement. Le territoire se partage entre garrigue et terrains cultivables, autour d’un vieux village établi près de la départementale 26, entre Castries au sud-est, Saint-Mathieu-de-Tréviers au nord-ouest et Assas au sud-ouest.
Trente minutes vers le nord-est
Depuis Saint-Jean-de-Védas, la route mesure 29,9 kilomètres et se parcourt en 30 minutes, jusqu’à la limite du département du Gard. Une sortie qui offre un tout autre visage de l’arrière-pays montpelliérain : silencieux, peu construit, largement couvert de garrigue.
Un territoire d’aigles de Bonelli, marqué par le feu de 2010
Le 30 août 2010, un feu de forêt a ravagé environ 3 000 hectares de garrigue et de pinède autour de Guzargues et des communes alentour. La commune reste concernée par le site Natura 2000 des hautes garrigues du Montpelliérais, 45 444 hectares qui abritent trois couples d’aigles de Bonelli, soit 30 % des effectifs régionaux, ainsi que par l’espace protégé des Costières de Nîmes.
L’église Saint-Michel et l’Espace la Pléiade
L’église Saint-Michel, romane, est reconnaissable à son chevet et à son tympan sculpté ; elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1971, un patrimoine rare pour un village aussi petit. Pour la vie du village, l’Espace la Pléiade réunit une médiathèque de 1 500 ouvrages et une salle polyvalente qui accueille animations et événements.
Un nom gallo-romain et un village qui s’étire
Le nom Guzargues dérive de celui d’un domaine gallo-romain, le gentilice latin Acutius augmenté du suffixe -anicis, attesté depuis environ 922 sous la forme villa Agucianicis. Guzargues adhère à la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, ainsi qu’à un syndicat mixte pour la gestion de l’eau et à un syndicat scolaire partagé avec Assas. Le vieux village s’est développé près de la départementale 26, et les constructions récentes de maisons individuelles se sont installées tout autour, ainsi que le long d’une route d’environ un kilomètre vers le nord, en direction du lieu-dit le Lirou. La population a progressé depuis les 489 habitants recensés en 2011 jusqu’aux 502 habitants de 2023, un rythme modéré pour une commune qui reste rurale, sur un territoire communal qui représente 1 173 hectares. Le Bois Communal et le relief du Grand Devès complètent le paysage naturel de la commune, propice à la promenade, tout comme la Font de Salaison et la Font de l’Euze, une zone naturelle d’intérêt écologique de 324 hectares qui borde le village. Au XVIIe siècle, le fief de Figaret, qui représentait près de 600 hectares du territoire, a été rattaché au marquisat de Castries, érigé en mars 1645 pour le seigneur René-Gaspard de La Croix de Castries, une trace ancienne de l’organisation féodale du secteur.
Une petite économie tournée vers les services
44 établissements sont implantés à Guzargues, dont 15 dans les activités spécialisées scientifiques et techniques, soit 34,1 % du total, une proportion nettement supérieure à la moyenne départementale de 17,1 %. Douze exploitations agricoles avaient leur siège dans la commune en 2020, contre 8 en 1988, sur une surface agricole utilisée de 318 hectares, contre 152 hectares trente ans plus tôt, un rythme qui accompagne la viticulture toujours dominante de la commune.
Pour qui cette base a du sens
- Une envie de silence complet, à l’écart des axes, à 30 minutes du tram et des commerces de Saint-Jean-de-Védas.
- Une sortie ornithologique dans les hautes garrigues, sur le territoire des aigles de Bonelli.
- Une étape entre Guzargues et les villages plus construits de Castries ou Teyran, à combiner dans une même journée depuis le studio ou le duplex.

