Un village accroché au pic Saint-Loup
Saint-Jean-de-Cuculles compte 531 habitants sur 9,1 kilomètres carrés, sur le versant sud du massif du pic Saint-Loup. Le village, construit en forte pente, doit son nom à son église, dédiée à saint Jean-Baptiste dès sa fondation, vers 962. Deux sites Natura 2000 couvrent la commune : le massif du pic Saint-Loup, avec ses pelouses et ses espèces végétales endémiques, et les hautes garrigues du Montpelliérais, qui abritent trois couples d’aigles de Bonelli, soit 30 % des effectifs régionaux. Trois zones naturelles d’intérêt écologique de type 2 complètent ce dispositif : les garrigues boisées du nord-ouest du Montpelliérais, sur 16 219 hectares et 17 communes, le massif du Pic-Saint-Loup et de l’Hortus, sur 11 816 hectares, et la plaine agricole de la Salade, sur 273 hectares.
34 minutes vers les hautes garrigues
Depuis le logement, Saint-Jean-de-Cuculles se rejoint en 28,7 kilomètres, pour environ 34 minutes de route, en circulation fluide. La commune est limitrophe de Saint-Mathieu-de-Tréviers au nord-est, sur la route qui mène vers les gorges et les reliefs du pic Saint-Loup.
Une église du XIIe siècle et un pont roman
L’église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste, datée du XIIe siècle, est inscrite monument historique depuis 1925. Le village conserve aussi les traces de ses anciens remparts, élevés au moment de la guerre de Cent Ans, en 1340, pour se protéger de l’insécurité de l’époque. À la sortie du village, le pont d’Yorgue, un pont roman à deux piles, franchit le ruisseau de Yorgues, l’un des cours d’eau qui drainent la commune avec le Lirou et le ruisseau de la Croix ; il reste relativement bien conservé, mais non classé. Le tumulus de la Serre des Grottes, plus ancien, témoigne d’une occupation du site bien antérieure à la fondation du village.
Un siècle de petite histoire villageoise
La mairie actuelle a été construite entre 1910 et 1911, et le premier mariage s’y est tenu le 2 décembre 1911. La petite cloche de l’horloge du village, elle, a été installée en 1888. Avant la Première Guerre mondiale, une statue de la Vierge de la Cabasse a été placée sur la crête du même nom, après un désaccord entre quartiers sur son emplacement. De 1929 à 1967, une habitante du village cumulait la vente de tabac, la sonnerie de la cloche trois fois par jour et la tenue d’un petit bistrot, à une époque où peu de foyers avaient le téléphone. L’intérieur de l’église a été entièrement restauré en 1989. Sur le plan économique, la commune compte 52 établissements, dont dix dans le commerce, les transports et l’hébergement-restauration, et 14 exploitations agricoles pour 159 hectares de surface utilisée. En 1906, dans le cadre des lois de la IIIe République laïque et anticléricale, l’église devient un bien de l’État, ce qui reste une trace visible de l’histoire nationale dans ce petit village. En 1900, la place centrale du village n’existait pas encore dans sa forme actuelle : elle a été nivelée un hiver par plusieurs jeunes hommes, avec l’accord du maire de l’époque.
Pour qui cette base a du sens
- Une randonnée au pic Saint-Loup : le massif et ses sentiers commencent aux portes du village, à 34 minutes du logement.
- Une visite patrimoine tranquille : l’église inscrite et le pont roman se découvrent en une petite heure, loin de l’agitation du littoral.
- Une étape avant les villages du pic Saint-Loup : Saint-Mathieu-de-Tréviers et les Matelles prolongent la sortie sans changer de base.
Studio ou duplex pour ce séjour
Pour une randonnée tranquille à deux, le studio suffit largement, avec son espace de travail pour préparer l’itinéraire la veille du départ. En famille, le duplex, avec ses trois lits, permet de partir tôt sans se gêner au réveil. Les deux logements se trouvent au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un accès rapide à l’A709 pour prendre la route vers le pic Saint-Loup.
Pour prolonger la sortie, la page consacrée aux Matelles complète cette base tranquille vers les sentiers du pic Saint-Loup.

