Un village de collines à 5 kilomètres du pic Saint-Loup
Sainte-Croix-de-Quintillargues compte 984 habitants sur 6,6 kilomètres carrés, à 18 kilomètres au nord de Montpellier et à 5 kilomètres du pic Saint-Loup. Le village occupe un relief contrasté : les collines de Rabat et de Puech Pezoul, sur des strates argilo-calcaires, et la grande colline de la Suque, formée de calcaire du Jurassique, toutes couvertes de garrigues et de pinèdes de pins d’Alep. La rivière Bénovie prend sa source au pied du Puech Pezoul.
36 minutes vers le nord du département
Depuis le logement, Sainte-Croix-de-Quintillargues se rejoint en 36,9 kilomètres, pour environ 36 minutes de route, en circulation fluide. La commune fait partie du secteur du pic Saint-Loup, couvert par le site Natura 2000 des hautes garrigues du Montpelliérais.
Une église romane du XIIe siècle et un dolmen fouillé
L’église du village, de style roman, a été consacrée le 23 novembre 1138. Sa voûte en pierre, en arc brisé, a remplacé une charpente détruite par un incendie, et deux tourelles ont ensuite transformé l’édifice en fortification. Un dolmen du chalcolithique tardif, fouillé par le docteur Arnal, ainsi que des vestiges de cabanes de la même période, témoignent d’une occupation ancienne du site. Une nécropole gallo-romaine du Ier siècle a également été mise au jour.
Le sentier des charbonnières, dans les garrigues
Un sentier de 7 kilomètres, dit des charbonnières, part du centre du village et longe d’anciens vestiges de production de charbon de bois et de chaux. Le foyer rural Les Quintillades, principale association du village, y a organisé pendant des années des manifestations autour de ce patrimoine, dont le festival « Lo Garou ». Chaque mois de mai, le club de VTT local organise aussi la « Ronde de Quintilius ».
Un péage disputé au Moyen Âge
Au XIIIe siècle, le village fut au cœur de rivalités entre les comtes de Melgueil, l’évêque de Maguelone et le sénéchal de Beaucaire pour le contrôle de son péage, situé sur l’un des rares passages sans droit de passage concurrent vers le nord. En 1789, la Révolution fusionne un temps Sainte-Croix-de-Quintillargues avec sa voisine Fontanès, avant leur séparation en 1795. Sur le plan économique, 64 établissements sont implantés dans la commune, dont 19 dans la construction. Neuf exploitations viticoles, contre douze en 1988, cultivent 629 hectares, et un élevage de vaches de race Aubrac a remplacé l’ancienne activité pastorale ovine. Le village conservait autrefois deux cimetières, l’un au pied de l’église et l’autre, dit des pauvres, à l’emplacement de l’actuel espace vert près de la salle polyvalente. Un puits communal et un four banal complètent ce patrimoine, aux côtés d’un calvaire et de voûtes de bergerie inscrits à la carte du patrimoine local.
Pour qui cette base a du sens
- Une randonnée sur le sentier des charbonnières : les 7 kilomètres du circuit se parcourent en une demi-journée depuis le village.
- Une visite d’église romane : l’édifice du XIIe siècle et son dolmen préhistorique se combinent en une sortie patrimoine.
- Une base tranquille près du pic Saint-Loup : le massif reste à 5 kilomètres du village, à 36 minutes du logement.
Studio ou duplex pour ce séjour
Pour une randonnée sur le sentier des charbonnières, le studio suffit à deux, avec sa cuisine équipée pour préparer un repas au retour. En famille, le duplex offre trois lits et un lave-linge pour un séjour de plusieurs jours vers le pic Saint-Loup. Les deux logements sont au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec une arrivée autonome entre 17h et 23h.
Pour poursuivre vers le pic Saint-Loup, la page consacrée aux Matelles complète cette sortie dans les garrigues.

