Le plus discret des villages du pic Saint-Loup
Mas-de-Londres compte 674 habitants sur 19,2 kilomètres carrés, et se situe au pied du pic Saint-Loup, dans le nord-est du département de l’Hérault. Ses habitants sont appelés les Castelains, un nom hérité de l’ancien nom de la commune, Château-de-Londres, changé en Mas-de-Londres à la Révolution française. La commune fait partie de l’aire d’attraction de Montpellier, bien que très éloignée de son centre.
35,8 kilomètres et 39 minutes, la plus longue étape
35,8 kilomètres et 39 minutes séparent Saint-Jean-de-Védas de Mas-de-Londres, la commune la plus reculée de cette sélection, tout au nord-est du département. Le trajet grimpe progressivement des faubourgs de Montpellier jusqu’aux premiers contreforts du massif calcaire, et mérite d’être calé sur une journée entière plutôt que sur un aller-retour improvisé en soirée.
Dolmens et menhir, un site mégalithique méconnu
Le territoire conserve un site mégalithique resté discret : le menhir de Lubac et plusieurs dolmens, dont deux à la Limite et deux à Sauzet. Ce patrimoine préhistorique, antérieur de plusieurs millénaires à l’église paroissiale Saint-Géraud, citée dès 1162 et classée monument historique en 1981, raconte une occupation très ancienne du piémont du pic Saint-Loup. Un espace protégé de 32,7 hectares, géré par un conservatoire d’espaces naturels, couvre une partie de ce massif calcaire. Le territoire garde aussi plusieurs points d’eau typiques de la garrigue, dont le lac de la Jasse, les réservoirs de la Fraycinède, la mare des Passas et la mare de la Liquière, disséminés entre les mas et les sentiers.
Le Castèl, un nom qui n’a rien à voir avec Londres
Contrairement à ce que son nom laisse penser, Mas-de-Londres n’a aucun lien avec la capitale anglaise : Londres viendrait d’un nom d’origine gauloise, attesté sous la forme Lundrense dès 1146, bien avant que le village ne prenne son nom actuel. L’ancien international de rugby Fabien Galthié, né en 1969, a résidé dans la commune, alors nommée Lo Castèl en occitan, un nom directement hérité de l’ancien Château-de-Londres.
Une paroisse mentionnée dès 1146
La mention la plus ancienne de l’église du Mas-de-Londres remonte à 1146. En 1162, une bulle du pape Alexandre III, confirmant les possessions de l’abbaye de Gellone, cite déjà la chapelle Saint-Géraud sous le nom de « San Girardi de castro lundrensi ». La commune reste aujourd’hui l’une des plus petites du secteur, avec 13 exploitations agricoles tournées vers la viticulture, contre 26 en 1988, sur une surface agricole utilisée de 428 hectares, un déclin marqué mais moins prononcé qu’ailleurs dans le département.
Des falaises endémiques et une fête au mois de juin
Le territoire est drainé par le Lamalou et le ruisseau de Rieutort, et son relief calcaire, sur 4 430 hectares classés Natura 2000, comprend les falaises du pic Saint-Loup et de l’Hortus, qui abritent trois espèces végétales endémiques. La commune recoupe aussi trois zones naturelles d’intérêt écologique de type 1 : la montagne d’Hortus, sur 1 153 hectares partagés entre trois communes, la plaine de Notre-Dame-de-Londres et du Mas-de-Londres, sur 3 483 hectares répartis sur six communes, et le pic Saint-Loup lui-même, sur 818 hectares, couvrant 5 communes du département. Deux zones de type 2 s’y ajoutent : les garrigues boisées du nord-ouest du Montpelliérais, sur 16 219 hectares et 17 communes, et l’ensemble Pic-Saint-Loup et Hortus, sur 11 816 hectares et 14 communes, dont une dans le Gard. Chaque année, la Festa de Mas anime le village le deuxième week-end de juin. Sur les 46 établissements recensés dans la commune, 23,9 % relèvent du secteur de la construction, soit 11 entreprises sur le total.
Studio ou duplex avant l’ascension du pic Saint-Loup
Pour une excursion à la journée vers le pic Saint-Loup, le studio suffit à deux, avec son espace de travail pour préparer l’itinéraire avant le départ. En groupe, le duplex offre trois lits et une cuisine équipée pour le retour de randonnée, après une journée passée entre dolmens, menhir et falaises du pic Saint-Loup. La page consacrée au Triadou, au pied du même massif, complète cette étape.

