Lattes, voisine directe par le bois de Maurin
Lattes compte 17 351 habitants et s’étend au sud de Montpellier, dans une plaine coupée en deux par le Lez. C’est une voisine immédiate de Saint-Jean-de-Védas : au nord-est de la commune, le hameau de la Jasse de Maurin borde le bois de Maurin, dont il est séparé par la voie ferrée, et marque la limite entre les deux territoires. Ce bois porte d’ailleurs le point culminant naturel de Lattes, à 26 mètres d’altitude, ce qui dit bien le caractère plat de ce pays de marais.
Le nom même de la commune viendrait de « late », le marais. En occitan, elle s’appelle Latas. Son territoire se partage entre 3 unités urbaines, Lattes-Centre, Maurin et Boirargues, et des espaces encore agricoles ou naturels. La rive gauche du Lez concentre la plus grande partie des habitants et des activités ; sur la rive droite, le village de Maurin s’est construit dans les années 1960, avec des agriculteurs rapatriés d’Algérie et des habitants de Montpellier.
Lattes est aussi une commune d’entreprises : 2 828 établissements y sont implantés, et des zones commerciales importantes s’étirent le long des deux routes qui mènent de Carnon à Montpellier. Un rendez-vous professionnel dans ce secteur se prépare facilement depuis l’espace de travail et le wifi des logements.
Lattara, port antique au bord du Lez
La raison première d’une visite reste Lattara, l’un des plus importants chantiers archéologiques de France, inscrit aux monuments historiques (réf. Mérimée PA34000037). Découvert en 1963, le site aurait été fondé vers 525 avant notre ère, probablement par des Étrusques. Il avait la forme d’une ville portuaire, avec un plan organisé, des maisons sur soubassements de pierre et une enceinte. La ville a été en rapport avec les Grecs puis les Romains, avant de décliner au milieu du Ier siècle.
À moins d’un kilomètre, le site de la Cougourlude, occupé entre environ 550 et 475 avant notre ère, a livré des amphores étrusques et massaliotes et de la vaisselle importée de Grèce et d’Italie. À Lattara même, des amas de pépins de raisin datés de la fin du VIe siècle avant notre ère et des siècles suivants montrent que le raisin était déjà présent dans la plaine.
Le musée archéologique de la commune organise chaque année des expositions sur le site portuaire gaulois, et les champs de fouilles, tout proches, sont ouverts aux visites.
Du port médiéval de Montpellier à Port Ariane
Au Moyen Âge, Lattes servait de port fluvial à Montpellier sur le Lez. C’est en partie grâce à lui que Montpellier est devenue une ville commerçante importante en Méditerranée du XIIe au XVe siècle. Ce port a été retrouvé en 1988, lors des fouilles du Mas Saint-Sauveur qui ont précédé l’urbanisation de Port Ariane, avec des vestiges d’époque romaine et des XVe et XVIIe siècles.
Aujourd’hui, le port de plaisance se trouve au cœur de ce quartier de Port Ariane, autour de la Vasque. L’église Saint-Laurent est protégée au titre des monuments historiques depuis 1913 (réf. Mérimée PA00103471) : son abside, son absidiole et les corbeaux de la façade sont classés. La commune compte aussi un obélisque, repéré dans son patrimoine, et un marché, le marché de Lattes.
Le Méjean : étang, cigognes et maison de la nature
Au sud de Lattes-Centre, l’étang du Méjean est une réserve naturelle de 169,9 hectares acquis par le Conservatoire du littoral. Une maison de la nature, à l’entrée, aide à découvrir le site, et un parcours permet d’observer les oiseaux migrateurs depuis un observatoire ornithologique. Des cigognes y vivent en permanence.
L’étang fait partie des étangs palavasiens, protégés par la convention de Ramsar et par 2 sites Natura 2000. Ces lagunes servent de zones de repos au flamant rose et à des espèces rares comme la sterne naine. Le marais de l’Estanel et les îles de la Vasque prolongent ce paysage d’eau.
Pour une sortie plus courte, les parcs de la commune offrent des alternatives : parc des Quatre Saisons, parc des Serres, parc de Boirargues, ou les parcours de santé de Bonneterre et de Montouzères.
Y aller : 11 minutes par la route, le tram ligne 3 sur place
Depuis le centre de Saint-Jean-de-Védas, Lattes est à 9,1 kilomètres, soit environ 11 minutes en voiture. La commune se combine facilement avec une journée sur le littoral : elle est traversée par les routes qui mènent aux stations balnéaires de Palavas-les-Flots et de Carnon.
Sur place, la ligne 3 du tramway dessert 4 arrêts : Soriech, Cougourlude, Lattes Centre et Boirargues. Le tram part aussi à environ 7 minutes à pied des logements, sur la ligne 2 : une correspondance permet donc de rejoindre Lattes sans voiture. Au retour, une zone bleue à 100 mètres et un stationnement gratuit sans limite de durée à 200 mètres évitent de tourner pour se garer.
Studio ou duplex pour une visite de Lattes
Pour un couple venu pour Lattara et le Méjean, ou pour un déplacement professionnel dans les zones d’activités, le studio suffit : canapé-lit convertible, cuisine équipée, espace de travail et TV connectée.
Pour une famille qui alterne archéologie, réserve naturelle et plage, le duplex accueille jusqu’à 4 voyageurs, avec deux chambres, trois lits et un lave-linge. Les deux logements partagent la même adresse, avec une arrivée autonome par boîte à clé de 17h à 23h et aucune nuit minimum exigée.
Pour poursuivre vers la mer, voir les pages consacrées à Palavas-les-Flots et à Pérols.

