Saint-Nazaire-de-Pézan, aux portes de la Petite Camargue
Saint-Nazaire-de-Pézan compte 625 habitants, à environ 3 kilomètres au sud-ouest de Lunel. Le nom du village a évolué au fil des siècles : attesté comme simple Saint-Nazaire en 1793 puis en 1801, il devient officiellement Saint-Nazaire-de-Pézan par décret en 1956, une évolution administrative qui ne prend réellement effet qu’en 1970, plus d’une décennie plus tard. Une grande partie de son territoire se trouve en zone humide, entre l’étang de l’Or et la Petite Camargue, une zone humide protégée par la convention de Ramsar sur 41 705,5 hectares. Le village est bordé par des manades, et les traditions camarguaises font partie de son identité, aux côtés d’une activité agricole tournée vers les pommiers, les vignes, le maraîchage et les céréales, et d’une zone artisanale dynamique qui complète cette économie agricole traditionnelle.
Trente-quatre minutes vers l’étang de l’Or
Depuis Saint-Jean-de-Védas, il faut compter 34 minutes pour 32,1 kilomètres. C’est une sortie à prévoir pour une matinée ou une après-midi complète, plutôt qu’un aller-retour rapide, entre observation de la faune, découverte du village et halte possible du côté de Mauguio sur le chemin du retour.
Flamants roses et tortues cistudes sur l’étang
L’étang de l’Or, acquis par le Conservatoire du Littoral sur 609,4 hectares, communique avec la mer par un grau qui rejoint le port de Carnon. Classé Natura 2000 sur une superficie de 7 020 hectares au titre des directives habitats et oiseaux, le site mêle système dunaire, milieux saumâtres et zones d’eau douce, une diversité qui explique son intérêt ornithologique. Canards sauvages, flamants roses, tortues cistudes, hérons et aigrettes y trouvent un habitat protégé, entre système dunaire et milieux saumâtres, tantôt hyper salés sur les rives sud et est, tantôt adoucis par l’eau douce sur les rives nord. Les roselières du village, longtemps réputées, ont retrouvé leur vitalité grâce à une gestion attentive des niveaux d’eau.
Une église remontée après les guerres de religion
Sous l’église actuelle, dédiée à Saint-Nazaire-et-Saint-Celse, un habitat du Bas-Empire romain a été mis au jour, à l’origine du village ; des sarcophages paléochrétiens ont même été découverts juste à côté. L’édifice roman, construit sur un ancien lieu de culte carolingien, a été détruit pendant les guerres de religion avant d’être rebâti avec les moellons de l’ancienne construction, dans l’appareil de pierre caractéristique dit de Montpellier. Sa cloche, offerte en 1617 par les catholiques de Lunel en signe de bon voisinage, est classée au titre du mobilier historique depuis 1957. La façade du clocher, menacée d’effondrement en 1850, a ensuite été reconstruite en 1870 selon les plans de l’architecte Alaus.
Pour qui cette étape a du sens
- Une sortie ornithologique : l’étang de l’Or et ses roselières se prêtent à l’observation des oiseaux migrateurs, à quelques kilomètres de Lunel.
- Une découverte de la Petite Camargue sans s’éloigner de Montpellier : le village donne un aperçu de cette zone humide protégée, plus accessible en une demi-journée que la Camargue gardoise.
- Une étape avant la côte : Saint-Nazaire-de-Pézan se combine facilement avec une journée vers Mauguio ou La Grande-Motte, sur le chemin du retour.
Le canal de Lunel passe aussi sur la commune, un repère d’eau de plus pour une balade à pied ou à vélo dans ce paysage de plaine.
Studio ou duplex avant l’étang
Pour une sortie nature à deux, le studio suffit, avec sa cuisine équipée pour un pique-nique face à l’étang. En famille, le duplex offre deux chambres, trois lits et un lave-linge. Les deux logements sont au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un séjour minimum de 2 nuits et un accès rapide à l’A9 pour rejoindre l’est du département. La page consacrée à Mauguio prolonge la sélection autour de l’étang de l’Or.

