Le plus ancien village du Lunellois
Lunel-Viel compte 4 507 habitants sur 12,1 kilomètres carrés, à 20 km de Montpellier et 30 km de Nîmes. Son bâti est presque continu avec celui de Lunel, à l’est, mais Lunel-Viel est en réalité le plus ancien village du secteur, antérieur à Lunel qui a pourtant fini par lui prendre son nom et sa prééminence politique au XIe siècle.
Depuis le logement, 27 minutes entre vigne et voie ferrée
Le trajet jusqu’à Lunel-Viel représente 27,2 kilomètres et environ 27 minutes en voiture depuis Saint-Jean-de-Védas. La route nationale 113 traverse la commune, ainsi que la voie ferrée reliant Nîmes à Montpellier, au milieu de champs viticoles au nord comme au sud.
Des thermes romains aux grottes de Néandertal
Les premières traces d’occupation du site remontent au Ier siècle avant notre ère, mais les vestiges les plus importants datent de l’Empire romain, avec de grands thermes construits vers l’an 70, dont les fondations se visitent encore près de l’école maternelle de la rue des Thermes. Un second ensemble thermal et des maisons d’époque se développaient aussi autour du carrefour central. Plus ancienne encore, l’occupation humaine du site remonte à 500 000 ans, avec les grottes du Mas des Caves, où les ancêtres de l’homme de Néandertal ont laissé l’un des plus prestigieux gisements préhistoriques d’Europe, fouillé depuis 1824.
Le château, son orangerie et son festival de piano
Le château de Lunel-Viel, dont la partie la plus ancienne date du XIIe siècle, a été profondément transformé au XIXe siècle par son propriétaire d’alors, l’avocat Paul Manse, qui y fit construire une chapelle néo-gothique. Sa tour, sorte de donjon néo-médiéval, domine le village et la plaine d’une hauteur de 30 mètres. Dans le parc, une orangerie de style Napoléon III fut construite en 1876, classée monument historique en 1990 pour sa couverture d’ardoise en écaille. Depuis 2008, elle accueille chaque dernier week-end d’août le festival « Un piano sous les arbres ».
L’église Saint-Vincent, seul vestige médiéval debout
Construite au XVe siècle puis détruite à plusieurs reprises pendant les guerres de Religion, l’église Saint-Vincent, patron du village, n’a conservé de son édifice médiéval que le clocher. Un campanile en fer y abrite une cloche classée monument historique, datant de 1738.
La tour de Farges et ses hôtes illustres
Sur une colline dominant la Petite Camargue, entourée de vignes de muscat, le domaine de la tour de Farges appartient depuis la fin du XVIIIe siècle à la famille Sabatier. L’un des frères Sabatier, amateur d’art au XIXe siècle, y reçut notamment le peintre Gustave Courbet, qui immortalisa le domaine dans une toile, ainsi que Karl Marx et l’historien Jules Michelet. Sur le plan économique, la commune comptait 534 établissements au 31 décembre 2019, dont 144, soit 27 % du total, dans le commerce, les transports et l’hébergement. Parmi les personnalités liées au village, Antoine Roux, ancien maire et écrivain occitan mort en 1915, et l’acteur et réalisateur Georges Rouquier, né en 1909 et mort en 1989. La commune appartient au canton de Lunel, et la route nationale 113 continue d’y jouer le rôle qu’elle avait déjà à l’époque romaine : relier le Lunellois au reste de la plaine viticole héraultaise.
Studio ou duplex pour une étape patrimoine
Pour une visite du château et des vestiges romains, le studio offre une base simple avec cuisine équipée pour un repas avant ou après la route. En famille, le duplex ajoute l’espace nécessaire pour combiner Lunel-Viel avec un village voisin sur la même journée, sans repasser par Saint-Jean-de-Védas entre les deux.
Pour continuer vers l’est, les pages consacrées à Saint-Just et à Valergues détaillent les communes voisines de Lunel-Viel.

