Un territoire de garrigue et de préhistoire
Argelliers s’étend sur 50,6 kilomètres carrés, pour 1 002 habitants. Le territoire, largement couvert de garrigue, a livré l’un des ensembles préhistoriques les plus denses de la région : neuf dolmens recensés, dont ceux de Boscorre, de la Combe du Rat, du Signal de Puechabon, de la Tourelle, du Mas de Cournon, du Lac Rouge, du Mas Andrieu et du Pouzet, ainsi qu’une enceinte préhistorique, celle de Boussargues.
Trente-deux minutes vers les gorges de l’Hérault
Depuis Saint-Jean-de-Védas, la route mesure 27,8 kilomètres et se parcourt en 32 minutes. Argelliers ouvre la porte des gorges de l’Hérault, un site protégé et Natura 2000 de 21 736 hectares où un massif calcaire, resté vierge de grandes infrastructures, abrite des forêts de pins de Salzmann et des habitats rupicoles bien conservés.
L’oppidum du Roc de Pampelune
Le site archéologique du Roc de Pampelune complète l’enceinte préhistorique de Boussargues comme témoignage d’une occupation humaine très ancienne du territoire. Un point de vue sur le Pic Saint-Loup, accessible depuis le village, permet de prendre la mesure de ce paysage de garrigue et de causse, aux confins des gorges de l’Hérault.
La chapelle et l’église classées du village
La chapelle d’Argelliers, dont les vestiges ont été classés au titre des monuments historiques en 1978, et l’église Saint-Étienne, classée en 1984, forment le patrimoine religieux du village. La commune est aussi concernée par le site Natura 2000 des hautes garrigues du Montpelliérais, 45 444 hectares qui abritent trois couples d’aigles de Bonelli.
Un nom qui vient de l’argile
Le toponyme Argelliers, attesté depuis 1154 sous la forme Argeleriis, est proche du mot occitan argiala, qui désigne l’argile, et signifie « terrain argileux ». La présence d’argile sur le territoire, utilisée autrefois pour la poterie, a sans doute influencé la naissance de ce toponyme, que certains dictionnaires anciens orthographiaient avec deux L. L’écrivain occitan Max Rouquette est inhumé au cimetière du village, et le moulin de Figuières complète le patrimoine bâti de la commune, aux côtés du Jardin de Tranquille, un espace de promenade.
Une économie de services et un causse creusé de reliefs
88 établissements sont implantés à Argelliers, dont 20 dans les activités spécialisées scientifiques et techniques, soit 22,7 % du total, contre 17,1 % au niveau départemental. Dix exploitations agricoles avaient leur siège dans la commune en 2020, contre 22 en 1988, sur une surface agricole utilisée de 254 hectares, en légère hausse par rapport aux 228 hectares de 1988. Le Puech et la Lavogne de Pailhas marquent le relief de la commune, un causse creusé de vallons qui prolonge les gorges de l’Hérault. Les gorges de l’Hérault au bois de Fontanilles couvrent 1 805 hectares sur quatre communes du département, et les bois dolomitiques des Matelettes 243 hectares sur deux communes : deux zones naturelles d’intérêt écologique qui complètent le site classé. Le massif des gorges de l’Hérault et de la Buège s’étend, lui, sur 21 342 hectares et dix-sept communes, preuve de l’ampleur de ce territoire protégé bien au-delà des seules limites d’Argelliers.
Pour qui cette base a du sens
- Une randonnée à la journée sur les traces des dolmens et de l’oppidum, avant de redescendre vers le tram et le centre-ville de Saint-Jean-de-Védas.
- Une envie de gorges et de causse, à 32 minutes du logement, pour changer complètement de paysage.
- Un séjour de plusieurs jours pour explorer, à tour de rôle, Argelliers et les villages voisins des Matelles et de Cazevieille, depuis le studio ou le duplex.
- Une curiosité pour la préhistoire et la géologie, sur un territoire dont le nom même vient de l’argile qui façonne son sous-sol.

