Une ville-pont au centre du département
Gignac compte 6 651 habitants et s’étend sur 29,9 km², au centre du département de l’Hérault, entre les hautes garrigues du Larzac au nord, le massif de la Taillade à l’est et le massif du Liausson à l’ouest, dans la vallée de l’Hérault. C’est la ville la plus importante du secteur, avec sa gare routière qui relie de nombreuses communes du centre Hérault. La commune recense 607 établissements, dont 24,1 % dans le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration. L’agriculture, longtemps dominante, a nettement reculé : de 217 exploitations en 1988, il n’en restait que 59 en 2020, sur une surface agricole passée de 1 290 à 609 hectares.
Environ 25 minutes par l’autoroute A750
Depuis Saint-Jean-de-Védas, il faut environ 25 minutes de route pour 29,3 kilomètres, par l’autoroute A750, sorties 59 ou 60, en direction du centre de l’Hérault. Une aire de covoiturage de 40 places, dont deux réservées aux personnes à mobilité réduite, se trouve à la sortie 59.
Deux ponts sur l’Hérault, à deux siècles d’écart
Le pont de Gignac, sur l’Hérault, a été entrepris en 1776 par l’ingénieur Bertrand Garipuy et achevé en 1810. Deux siècles plus tard, le pont du Languedoc, conçu par Michel Virlogeux pour permettre à l’autoroute A750 de franchir la rivière, a été mis en service le 11 juin 2008 : les deux ouvrages se répondent, à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre.
Le canal de Gignac et le barrage de la Meuse
Construit vers 1897, le canal de Gignac irrigue encore aujourd’hui 1 800 hectares de vignes et de vergers dans la plaine, un aménagement qui a longtemps porté le développement agricole local. En amont, le barrage de la Meuse, sur l’Hérault, est ouvert au public et permet d’observer la rivière avant qu’elle n’entre dans les gorges de l’Hérault, classées Natura 2000 sur 21 736 hectares.
Trois façons de profiter de Gignac depuis Saint-Jean-de-Védas
- Une randonnée dans les gorges de l’Hérault, en amont du village.
- Une étape sur la route de Saint-Guilhem-le-Désert ou d’Aniane, via l’A750.
- Une découverte du patrimoine du centre-ville, entre les deux ponts, la Tour Sarrasine et l’église Saint-Pierre-aux-Liens.
- Une visite de l’Espace véhicules anciens, pour les curieux de mécanique.
L’église Notre-Dame-de-Grâce et le drame du clocher de 1738
L’église Notre-Dame-de-Grâce, classée monument historique en 1989, occuperait l’emplacement d’un ancien temple romain dédié à Vesta. L’église Saint-Pierre-aux-Liens, reconstruite entre 1635 et 1677 après les guerres de religion, a connu un drame le 7 décembre 1738 : son clocher s’est écroulé un dimanche, entraînant la voûte sur les fidèles et causant la mort de plus de 100 personnes ; sa façade occidentale est inscrite aux monuments historiques depuis 1963. Non loin, l’hôtel de Laurès, qui appartenait à la famille du même nom, a accueilli au XXe siècle l’office du tourisme avant de devenir une propriété privée ; le château Capion complète ce patrimoine bâti du centre-ville. Gignac dispose aussi d’une gare routière, point d’arrêt du réseau Hérault Transport qui la relie sans correspondance à de nombreux villages du centre du département ; la commune a été desservie par le train entre 1894 et 1949, sur la ligne de Montpellier à Rabieux. Des moulins avaient été donnés à l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert dès 1189, et une loge maçonnique existait à Gignac à la fin du XVIIIe siècle. Pendant la Révolution française, la société révolutionnaire locale est passée de 150 membres en 1791 à 264 un an plus tard. Gignac est aujourd’hui jumelée avec la ville croate d’Ogulin.
Studio ou duplex avant de remonter les gorges
Le duplex, avec son lave-linge, convient à un séjour de plusieurs jours consacré aux gorges de l’Hérault et aux villages alentour. À deux, le studio suffit pour une étape avant de remonter la vallée. La page consacrée à Aniane, voisine de Gignac, complète cet itinéraire vers Saint-Guilhem-le-Désert.

