Puéchabon, un village en circulade
Puéchabon compte 509 habitants et se situe entre le Parc national des Cévennes et le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, au cœur de la garrigue. Le village médiéval s’organise en circulade, avec des ruelles étroites disposées en cercles concentriques autour d’un fort aujourd’hui disparu, et des remparts qui datent du XIIe siècle. Son altitude varie entre 54 et 483 mètres, pour une moyenne de 160 mètres, en haut d’une colline choisie pour dominer la garrigue environnante. Le sol calcaire, tantôt blanc, tantôt brun ou rougeâtre selon la présence d’humus et d’argile, donne au paysage ses teintes changeantes, une curiosité pour qui s’intéresse à la géologie autant qu’à la randonnée.
Trente-cinq minutes vers les gorges de l’Hérault
Depuis Saint-Jean-de-Védas, il faut compter 35 minutes pour 40 kilomètres, une sortie à prévoir à la journée. C’est un choix assumé : Puéchabon n’a pas vocation à se visiter en une heure, mais sert de point de départ pour les gorges de l’Hérault, classées depuis 1992, et pour les sentiers qui rayonnent vers le causse de Montcalmès et le massif du Roc de la Vigne, sans oublier le village voisin de Saint-Guilhem-le-Désert.
L’aigle de Bonelli et une réserve biologique intégrale
Les hautes garrigues du Montpelliérais, classées au titre de la directive oiseaux, abritent trois couples d’aigles de Bonelli, soit 30 % des effectifs régionaux. Sur la commune, une réserve biologique intégrale de 5 hectares, créée en 1998, protège à la fois une aire de nidification de ce rapace et un biotope cavernicole où vivent plusieurs espèces de chauves-souris remarquables. Les gorges de l’Hérault elles-mêmes, classées depuis 1992, conservent des forêts de pins de Salzmann et de chênes verts peu transformées par l’homme, sur un massif calcaire qui a échappé aux grandes infrastructures.
Des oliviers centenaires et des dolmens dans la garrigue
Près de l’église Saint-Sylvestre-des-Brousses, classée monument historique depuis 1918, subsistent de vieilles oliveraies restaurées ; certaines souches, retrouvées dans la garrigue, sont âgées de plusieurs siècles. Le territoire compte aussi plusieurs dolmens, réunis en deux ensembles principaux autour de Montcalmès et de la Liquière, accessibles par les chemins de randonnée qui partent du village, un patrimoine mégalithique rare pour une commune de cette taille. La commune produit par ailleurs des vins sous plusieurs appellations, dont le Saint-Guilhem-le-Désert. Côté faune, Puéchabon se distingue par la présence d’un petit mollusque endémique, Henrigirardia wienini, que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
Une des premières communes de France éclairées au gaz
En 1883, sous l’impulsion de son maire, Puéchabon s’est dotée d’un éclairage public au gaz de charbon, produit par une usine en activité jusqu’en 1896. C’était l’un des tout premiers villages de France à bénéficier d’un tel système, avant même certaines villes plus grandes de la région. Une chaudière et un gazomètre témoignent encore aujourd’hui de cette installation industrielle inattendue dans un village médiéval, même si les frais d’entretien et des canalisations mal documentées ont fini par condamner l’installation.
Studio ou duplex, une base pour plusieurs excursions
Puéchabon se prête mal à un long séjour sur place, faute de commerces : mieux vaut en faire une étape depuis une base plus complète. Le studio convient pour deux personnes qui enchaînent les randonnées, avec sa cuisine équipée pour préparer les repas du sentier. Le duplex, avec ses deux chambres et son lave-linge, convient mieux à un groupe qui veut combiner plusieurs excursions dans le secteur. Les deux logements sont au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un séjour minimum de 2 nuits et un accès rapide à l’A9. La page consacrée à Gignac complète cette sélection vers la vallée de l’Hérault.

