Un petit village des garrigues du nord-ouest
Murles compte 353 habitants sur un territoire de 23,8 kilomètres carrés, ce qui en fait l’une des communes les moins peuplées de tout le secteur autour de Saint-Jean-de-Védas. Le village est installé le long d’une route qui grimpe vers le plateau du bois de Valène, dans un paysage encore largement viticole. Deux zones naturelles d’intérêt écologique sont recensées sur son territoire, dont les garrigues du puech Estrous et les garrigues boisées du nord-ouest du Montpelliérais, un ensemble partagé avec de nombreuses communes voisines.
Une anecdote résume bien le caractère du village : jusqu’en 2004, ses rues ne portaient pas de nom, une exception à laquelle les habitants ont fini par renoncer sous la pression des administrations et des entreprises dont le courrier se perdait ou dont les logiciels ne géraient pas les adresses sans rue.
Une demi-heure de route vers le plateau
Depuis Saint-Jean-de-Védas, il faut compter 21,3 kilomètres et environ 31 minutes de route vers les garrigues du nord-ouest. C’est le prix d’un vrai dépaysement, à peine à une demi-heure de l’agglomération, entre le lac Cancarié et le lac des Plantiers qui ponctuent le paysage. À vol d’oiseau, Murles n’est qu’à 15,5 kilomètres de Saint-Jean-de-Védas, ce qui souligne combien la route de montagne, plus sinueuse, prend son temps pour grimper vers le plateau du bois de Valène.
Le village se prête davantage à une sortie à la journée qu’à un hébergement sur place : mieux vaut garder un point de chute plus central, comme Saint-Jean-de-Védas, et rayonner vers Murles depuis là, en combinant l’étape avec Combaillaux ou Vailhauquès, plus proches de l’agglomération.
Les ruines du château des Montlaur
Les ruines du château des Montlaur, qui remontent aux XIe et XIIe siècles, dominent le village et attirent un peu de tourisme de passage. La seigneurie appartenait à la famille de Montlaur, plus tard installée à Montpellier avec le titre de marquis.
L’église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste de Murles a été inscrite au titre des monuments historiques en 2016. Non loin, le mas de Caravettes rappelle l’ancienne baronnie de Caravettes, dont la cérémonie annuelle d’intronisation continue de se tenir à Murles en octobre.
Une économie réduite à l’essentiel
Murles ne compte qu’une seule exploitation agricole ayant son siège dans la commune en 2020, contre neuf en 1988, pour une superficie agricole utilisée de 4 hectares seulement, signe d’un territoire aujourd’hui plus résidentiel qu’agricole malgré ses racines viticoles. Côté activités hors agriculture, 20 établissements sont implantés sur la commune, dont 6 dans les services spécialisés et administratifs, soit 30 % du total contre 17,1 % à l’échelle du département. Le territoire conserve aussi deux espaces plus tranquilles, le Pigeonnier et le parc de l’Epeautre, propices à une pause à l’ombre après la visite des ruines, dans un village qui a longtemps vécu au rythme du bois de Valène et de sa route pendue.
Pour qui cette base a du sens
- Une balade tranquille dans les garrigues : Murles complète bien une journée qui inclut aussi Combaillaux et Vailhauquès, plus proches.
- Un besoin de calme total : le village compte 353 habitants, loin de l’animation de Saint-Jean-de-Védas ou de Montpellier.
- Une envie de patrimoine médiéval : les ruines du château des Montlaur se visitent en accès libre.
Sur le plateau, une lavogne, ces mares de pierre aménagées pour abreuver les troupeaux, et le lac des Plantiers rappellent le passé pastoral de ces garrigues, tout comme le lac Cancarié, un peu plus loin sur le même relief.
Studio ou duplex avant une sortie vers Murles
À deux, le studio suffit pour une journée dans les garrigues, avec sa cuisine équipée pour préparer de quoi tenir la route. En famille, le duplex offre 2 chambres et 3 lits, avec un lave-linge utile pour un séjour de plusieurs jours dans le secteur. Les deux logements sont au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un accès rapide à l’A709 et à l’A9 pour organiser la route vers Murles et ses voisines.

