Montarnaud, sur le chemin de Saint-Jacques
Montarnaud s’étend sur l’étroite plaine où la Mosson prend sa source, à l’ouest de Montpellier, adossée au bois de la Rouvière. Le GR653 y suit le tracé moyenâgeux reliant Arles à Saint-Jacques-de-Compostelle, et de nombreux marcheurs traversent encore le village aujourd’hui. C’est une commune rurale de 4 208 habitants, longtemps organisée autour de son château dès le XIe siècle, avant que l’essor démographique ne l’étende bien au-delà de ses remparts, avec des lotissements récents qui se sont ajoutés au noyau ancien. Plus de cinquante associations, humanitaires, sportives ou culturelles, animent aujourd’hui la vie du village, aux côtés d’une crèche, d’un service jeunesse, d’un centre aéré et d’une bibliothèque, des équipements qui dépassent ce qu’on attendrait d’une commune de cette taille.
Dix-neuf minutes par l’A750
Depuis Saint-Jean-de-Védas, Montarnaud se rejoint en 19 minutes pour 16 kilomètres, par l’autoroute A750 et sa sortie 61, construite pour faciliter les déplacements entre la commune et les zones d’emploi montpelliéraines. C’est un trajet direct, sans traverser le centre de Montpellier, utile aussi bien pour une randonnée à la journée que pour un rendez-vous professionnel dans le secteur, avec la garantie d’un accès fluide même aux heures de pointe.
Un château du XIe siècle et sa chapelle castrale
Le château de Montarnaud compte parmi les plus anciens de la région. Propriété des seigneurs de Montpellier avant d’être reconstruit au XIVe siècle puis démantelé sur ordre de Richelieu, il a retrouvé son aspect actuel au XVIIe siècle et reste, malgré les reconstructions, fidèle à son allure ancienne. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 2015 et s’ouvre au public l’été, tout comme la chapelle castrale romane Notre-Dame-du-Fort, ancienne église du château, inscrite depuis 1992. Un campanile surmonté d’une horloge publique complète l’ensemble, une particularité méditerranéenne qui marquait autrefois l’opposition entre le temps de l’église et celui du commerce et de l’agriculture. Une fête votive rassemble le village à la mi-août, comme dans beaucoup de communes de l’arrière-pays.
Le Mas Dieu, une garrigue sauvée par ses habitants
À quelques kilomètres du centre, le territoire du Mas Dieu illustre une mobilisation citoyenne victorieuse : au début des années 1990, les habitants de Montarnaud et de trois communes voisines se sont opposés au projet de décharge qui menaçait cette garrigue, classée zone naturelle d’intérêt écologique. Le site accueille aujourd’hui des viticulteurs et des oléiculteurs, ainsi qu’une activité pastorale, avec un projet pédagogique en cours autour de la garrigue, de l’agriculture durable et du pastoralisme, porté par un syndicat qui réunit Montarnaud et ses trois communes partenaires dans cette mobilisation.
Pour qui cette base a du sens
- Une étape sur le GR653 : le logement sert de point de chute confortable avant ou après une portion du chemin de Compostelle, avec une cuisine équipée pour préparer le sac du lendemain.
- Un rendez-vous à la clinique Saint-Antoine : le trajet par l’A750 reste direct, sans traverser Montpellier.
- Une sortie garrigue à la journée : le Mas Dieu et le bois de la Rouvière se combinent avec un retour tranquille côté tram et commerces.
Studio ou duplex avant de prendre le chemin
Pour une étape en solo ou à deux sur le GR653, le studio offre l’essentiel : lit double, cuisine équipée, espace de travail. En groupe ou en famille, le duplex propose deux chambres, trois lits et un lave-linge, pratique pour laver l’équipement de marche. Les deux logements sont à la même adresse, au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, avec un séjour minimum de 2 nuits. Vers l’ouest, la page consacrée à Vailhauquès prolonge la sélection des communes proches de la vallée de la Mosson.

