Restinclières, entre Montpellier et Nîmes
Restinclières, dans un paysage de garrigues sèches propre à cette partie de l’Hérault, se situe à mi-chemin entre Montpellier, à 18 kilomètres au sud-ouest, et Nîmes, à 30 kilomètres au nord-est. La commune, qui réunit 2 612 habitants sur 6,3 kilomètres carrés, forme avec sa voisine une continuité urbaine reconnue sous le nom d’unité urbaine de Beaulieu, un statut qui la distingue des villages purement ruraux du secteur. Restinclières a connu une forte hausse de sa population depuis 1968.
Le restincle, une résine mâchée comme du chewing-gum
Le nom du village viendrait du restincle, ou lentisque, un arbuste méditerranéen dont la résine aromatique servait de chewing-gum durant l’Antiquité, bien avant l’invention des gommes à mâcher modernes. La plante aurait été cultivée ici pour cet usage, avant de donner son nom au village qui s’est développé autour d’elle. C’est une origine toponymique rare, très différente de celles fondées sur un nom de saint ou de seigneur, et qui rattache directement le village à la garrigue qui l’entoure encore aujourd’hui.
Des seigneurs de Toiras à un joueur de basket
Au XIIe siècle, le domaine appartenait à Pierre de Castries, vassal du comte de Toulouse, avant que la seigneurie ne passe plus tard à Jacques et Rollin de Saint-Bonnet de Toiras, frères du maréchal de France Toiras, mort en 1636. C’est une lignée qui a laissé son empreinte dans plusieurs villages de la région, entre garnisons militaires et titres de noblesse locaux. La viticulture reste l’orientation agricole de la commune, avec 9 exploitations en 2020, contre 18 en 1988, sur une surface agricole utilisée de 168 hectares.
L’église romane Saint-Césaire
L’église, construite au XIIe siècle et dédiée à saint Césaire, évêque d’Arles honoré dans la région dès le VIe siècle, a été agrandie aux XIVe et XVe siècles puis fortifiée pendant les guerres de religion. Elle est ainsi devenue le siège d’un archiprêtré regroupant une quinzaine de paroisses des environs, un rôle religieux important pour un village de cette taille. L’extraction de la pierre calcaire, la vigne et l’olivier ont longtemps fait vivre le terroir autour du village, avant que le secteur du commerce et des transports ne devienne le premier employeur local, avec 41 des 185 établissements recensés sur la commune. Deux espaces verts, le square Henri Julian et le parc de La Roselière, complètent aujourd’hui le cadre de vie du village.
Rejoindre Restinclières depuis le logement
Restinclières se trouve à 31 kilomètres du logement, à 31 minutes de route en circulation fluide, en traversant l’est de l’agglomération montpelliéraine, par Castelnau-le-Lez et Jacou.
Ce que ce détour permet
- Une sortie patrimoine roman : l’église Saint-Césaire intéresse les amateurs d’architecture religieuse ancienne, dans un village qui a gardé son caractère rural.
- Une étape entre Montpellier et Nîmes : Restinclières convient à un séjour qui explore les deux métropoles sans y loger sur place.
- Un passage par les villages de l’est montpelliérain : Beaulieu, Teyran, Jacou ou Sussargues se visitent dans la même sortie, sans revenir sur ses pas.
Studio ou duplex pour un séjour près de Restinclières
Le studio suffit à un couple qui explore les villages de l’est montpelliérain sur une journée, avec sa cuisine équipée pour un dîner simple au retour. Le duplex convient mieux à une famille qui prolonge le séjour entre Montpellier et Nîmes, grâce à ses deux chambres, ses trois lits et son lave-linge, pratique après plusieurs jours de route. Les deux logements partagent la même adresse, au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, à deux nuits minimum.
Pour un village voisin, la page consacrée à Teyran détaille l’accès à ce secteur de l’unité urbaine de Beaulieu, à quelques kilomètres seulement de Restinclières.

