Un village des garrigues montpelliéraines
Saint-Bauzille-de-Montmel compte 1 246 habitants, sur 21,5 kilomètres carrés, dans le nord-est de l’Hérault. Le paysage est celui, typique, des garrigues montpelliéraines, drainées par de petits cours d’eau : la Bénovie, le Brau et le ruisseau de Cecelés. La population y a fortement augmenté depuis 1962. Le village fait partie de l’aire d’attraction de Montpellier, à 18 kilomètres de la ville par la route, Sommières à 12 kilomètres et Nîmes à 38 kilomètres.
La commune reste rurale et agricole : 19 exploitations y avaient leur siège lors du recensement de 2020, pour 1810 hectares de surface agricole utilisée. On y vient pour des proches installés dans le village, pour marcher, observer la faune ou simplement goûter le calme d’un bourg entouré d’espaces naturels.
Traverser l’agglomération : 35 minutes, par le nord-est
Le village se situe à l’opposé des logements par rapport à Montpellier. Depuis Saint-Jean-de-Védas, la route mesure 35,4 kilomètres et prend environ 35 minutes. L’accès rapide à l’A709 et à l’A9 permet de contourner la ville sans traverser le centre.
C’est une base assumée pour qui partage son séjour entre garrigue et ville : une journée de marche au nord-est, puis une soirée à Montpellier grâce au tram ligne 2, à environ 7 minutes à pied des logements. Au retour de randonnée, la voiture se gare en zone bleue à 100 mètres ou gratuitement, sans limite de durée, à 200 mètres.
Cette organisation convient à plusieurs profils :
- Les marcheurs et naturalistes qui veulent explorer les garrigues du nord-est sans renoncer aux sorties en ville.
- Les familles en visite chez des proches du village, qui préfèrent un logement indépendant avec cuisine.
- Les professionnels appelés dans l’un des 123 établissements de la commune, où les activités spécialisées, scientifiques, techniques et de services pèsent 26,8 % des établissements, et qui apprécient l’espace de travail et le wifi des logements.
Le puech des Mourgues, sentinelle du village
Au nord, une haute colline ceinturée de falaises domine les toits : le puech des Mourgues. Le plateau abrite des traces d’habitat depuis l’époque préhistorique. Au Moyen Âge, un couvent d’augustines s’y installe sous le vocable de Saint-Léon, avant d’être rattaché en 1435 à l’abbaye bénédictine de Saint-Félix-de-Montceau. Ses restes se devinent encore sur le site.
Le puech bénéficie d’un arrêté de protection de biotope sur 97 hectares et figure parmi les zones naturelles d’intérêt écologique de la commune, sur 248 hectares. Côté détente, l’aire de Clastre est repérée comme espace de nature.
Bénovie, aven et aigles de Bonelli
La commune concentre des milieux naturels rares. Le site Natura 2000 des « hautes garrigues du Montpelliérais » couvre 45 444 hectares et accueille des aigles de Bonelli, qui représentent 30 % des effectifs de la région. Trois zones naturelles d’intérêt écologique de premier rang s’y ajoutent : l’aven du Mounmaou, le puech des Mourgues et la vallée de la Bénovie, sur 223 hectares. Enfin, les « plaines et garrigues du Nord Montpelliérais » s’étendent sur 13 097 hectares et 25 communes.
Pour un marcheur ou un photographe naturaliste, c’est un terrain de jeu à respecter : jumelles, chaussures adaptées et discrétion près des falaises.
Église Saint-Baudile et pont sur la Bénovie
Dans le village, l’église Saint-Baudile est d’origine romane, largement reprise dans les années 1870. Son clocher-porche, coiffé d’une flèche d’ardoise, atteint 26,50 mètres. Il abrite deux cloches, dont la plus petite, fondue en 1651 par un maître fondeur montpelliérain, est classée monument historique. Le village compte aussi un temple protestant, et l’ancien pont à une arche dit « romain » enjambe la Bénovie.
Quel logement pour une escapade dans les garrigues
À deux, le studio offre un lit double, une cuisine équipée pour préparer le pique-nique du lendemain et un espace de travail. En famille ou entre amis marcheurs, le duplex loge 4 voyageurs dans 2 chambres, avec un lave-linge bienvenu après les sentiers poussiéreux. Arrivée autonome par boîte à clé entre 17h et 23h.
Pour enchaîner avec un village voisin des garrigues, la page consacrée à Montaud détaille l’autre versant de ce secteur.

