Un village viticole entre vignes et garrigue
Saint-Drézéry compte 3 006 habitants sur 10,4 kilomètres carrés, dans le nord-est de l’Hérault. Jusqu’au XXe siècle, la commune s’appelait Saint-Drézéry de Courbessac. Née d’un petit hameau appartenant à l’évêché de Maguelone au Moyen Âge, elle ne comptait encore que 25 feux à la fin du XVIe siècle. La vigne y est restée la culture principale au fil des siècles, jusqu’à aujourd’hui.
Depuis le logement, 34 minutes vers l’AOC Languedoc
Le trajet jusqu’à Saint-Drézéry représente 32,1 kilomètres et environ 34 minutes en voiture depuis Saint-Jean-de-Védas. Une commune à réserver pour une sortie à la journée, en la combinant éventuellement avec un village voisin comme Sussargues ou Beaulieu.
Le domaine de Cambacérès, un vestige révolutionnaire
Au XVIIe siècle, le domaine de Saint-Drézéry comprenait un château transformé en monastère, partiellement détruit par un incendie le 2 août 1790, ainsi que des terres, vignes et bois appartenant au chapitre de la cathédrale de Montpellier, qui en faisait un lieu de villégiature pour le clergé. C’est là que le jeune Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, futur homme politique, séjournait pendant ses vacances avec son oncle, archidiacre de Montpellier. Vendu comme bien national en 1791, le domaine fut adjugé pour 50 100 livres le 4 janvier 1791 à un prête-nom, qui le revendit à Cambacérès dès le 12 janvier suivant pour la même somme. À sa mort, Cambacérès légua le château à la cathédrale de Montpellier.
L’église Saint-Didier et ses fresques
De l’église primitive du XIIe siècle, il ne reste que la nef, devenue le chœur actuel après l’effondrement d’une partie de l’édifice en 1455. Agrandie en 1851, elle abrite trois fresques du peintre Nicolas Greschny, réalisées en 1975 : une Cène au-dessus du tabernacle, un Christ Docteur dans le chœur et une scène inspirée du chapitre 12 de l’Apocalypse dans la nef de droite. Sa cloche, fondue le 27 octobre 1776 par un maître fondeur montpelliérain et bénie le 9 février 1779, complète cet ensemble religieux resté intact.
Le vin de Saint-Drézéry, une appellation locale
La commune reste dans le « Soubergues », une petite région agricole tournée vers la viticulture. Les vins de Saint-Drézéry sont classés en AOC Languedoc, et le domaine du château Puech-Haut en est l’un des représentants. Le parc du château, aujourd’hui municipal, a été acquis par la commune en 1950 grâce à un emprunt contracté auprès de ses propres habitants, preuve d’un attachement local ancien à ce patrimoine.
Une économie tournée vers le bâtiment et la vigne
Saint-Drézéry comptait 247 établissements au 31 décembre 2019, dont 52, soit 21,1 % du total, dans le secteur de la construction, contre 14,1 % à l’échelle du département. Le nombre d’exploitations agricoles a nettement reculé, passant de 55 en 1988 à 13 en 2020, tandis que la surface agricole utilisée restait stable, autour de 457 hectares. Le cimetière actuel de la commune a été béni le 10 mai 1852. La commune fait partie de la petite région agricole du « Soubergues », qui occupe le nord-est du département, un terroir où la vigne continue de façonner le paysage bien plus que l’urbanisation récente de l’agglomération montpelliéraine.
Un studio pour une échappée viticole
Le studio, avec sa cuisine équipée, convient à un couple venu goûter les vins de l’AOC Languedoc et visiter le village sans se presser. Il se trouve à la même adresse que le duplex, au centre-ville de Saint-Jean-de-Védas, à 2 nuits minimum, avec un accès rapide à l’A9 pour rejoindre le nord-est du département.
Pour prolonger vers le secteur, les pages consacrées à Sussargues et à Beaulieu détaillent les communes voisines de Saint-Drézéry.
