Un village partagé entre vignes et étang de Thau
Bouzigues compte 1 601 habitants et s’étend sur la rive nord de l’étang de Thau, entre vignes en hauteur et parcs à coquillages au bord de l’eau. La commune fait partie de la communauté d’agglomération Sète Agglopôle Méditerranée et a connu une forte hausse de sa population depuis 1962. Le village se répartit traditionnellement en deux groupes, une division observée par des ethnologues : les viticulteurs, installés dans le haut du village autour de la place de l’église, et les « gens de l’étang », pêcheurs et ostréiculteurs, installés dans le bas, près du port.
17 minutes suffisent depuis Saint-Jean-de-Védas
17 minutes suffisent depuis Saint-Jean-de-Védas, pour 21,9 kilomètres, en longeant le rivage de l’étang de Thau jusqu’au village.
Une tradition ostréicole née au XXe siècle
Depuis le début du XXe siècle, Bouzigues s’est fait connaître pour l’élevage des huîtres et des moules en suspension, une méthode reprise dans plusieurs bassins conchylicoles, distribuées sous l’appellation Bouzigues. Cette activité reste aujourd’hui le moteur économique du village, désormais liée au tourisme.
Le musée de l’étang de Thau et les plages du village
Le musée de l’étang de Thau, ouvert le 21 octobre 1991 sous le nom de musée Louis-Higounet, retrace cette culture conchylicole ainsi que la pêche et le milieu naturel de l’étang. Deux plages bordent le village, la plage de la Trémie et la plage de la Pyramide, pour une pause avant ou après une dégustation, en bord d’étang plutôt que face à la houle. L’étang lui-même est classé Natura 2000 : au titre de la directive habitats sur les 8 320 hectares des herbiers de l’étang de Thau, et au titre de la directive oiseaux sur les 7 770 hectares de la zone qui s’étend jusqu’au lido de Sète à Agde. C’est un site classé d’importance internationale pour le flamant rose, un repère pour qui aime observer les oiseaux entre deux visites de parcs à huîtres.
Des pêcheurs troglodytiques aux tonneliers, une histoire tournée vers l’eau
Les premiers habitants de Bouzigues vivaient de manière troglodytique dans les excavations creusées à même le rivage, avant que le village ne devienne agricole puis ne se fasse un nom dans la tonnellerie. Au XVIIe siècle, Bouzigues était partagé entre deux seigneurs : l’évêque d’Agde, qui exerçait la haute justice, et la famille de Bouzigues, qui détenait la moyenne et la basse justice. Le nom du village lui-même dérive de l’occitan bosiga, qui désigne une friche ou un essart, attesté dès 1146 sous la forme « ecclesiam S. Jacobis de Bocigis ». Lors de la Révolution française, les habitants se réunissent au sein d’une société populaire républicaine. L’agriculture, longtemps dominante, s’est effondrée : de 56 exploitations en 1988, il n’en restait que 3 en 2020, sur une surface agricole utilisée de 11 hectares seulement, tournée vers la polyculture et le polyélevage plutôt que la vigne.
Deux fanfares, deux jeux de boules
La coupure entre viticulteurs et gens de l’étang se retrouve jusque dans les loisirs : deux fanfares se sont longtemps opposées l’une à l’autre, et chaque groupe avait son propre jeu de boules, celui des viticulteurs sur la place de l’église, celui des pêcheurs sur le port. La commune recense 189 établissements, dont 46,6 % dans le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration, soit 88 entreprises sur le total : une proportion révélatrice du poids du tourisme et de la vente directe de coquillages.
Studio ou duplex pour une pause ostréicole
Pour une dégustation à deux au bord de l’étang, le studio offre une cuisine équipée pratique pour cuisiner les coquillages rapportés de Bouzigues. En groupe, le duplex propose deux chambres et un lave-linge, utile après une journée passée entre le musée, les plages et les parcs à huîtres. La page consacrée à Loupian, voisine sur les rives de l’étang, complète cette étape.

