Une station thermale posée sur l’étang de Thau
Balaruc-les-Bains compte 7 139 habitants et est construite sur les rives de l’étang de Thau, dans l’agglomération de Sète. Toute la vie de la commune tourne autour de deux éléments : l’eau chaude qui sort de son sous-sol, et l’eau salée de la lagune qui l’entoure. Avec environ 52 000 curistes par année, elle est la première station thermale de France, et l’une des trois de l’Hérault avec Avène et Lamalou-les-Bains.
Cette vocation se lit dans l’économie locale : le commerce, l’hébergement et la restauration rassemblent 33,9 % des établissements de la commune, une part plus forte que la moyenne du département. Depuis le 1er janvier 2017, Balaruc-les-Bains appartient à Sète Agglopôle Méditerranée.
Pour un curiste ou un accompagnant, la question pratique est simple : où dormir pendant les jours de soins, au calme, avec une cuisine et de quoi se garer ? Saint-Jean-de-Védas offre une réponse à 21,5 kilomètres, soit 17 minutes de route, avec l’accès rapide à l’A709 et à l’A9.
D’où vient l’eau des thermes
L’eau thermale de Balaruc-les-Bains remonte par des failles. Elle est captée à des profondeurs étagées entre 120 et 404 mètres, sort à 50 degrés et arrive aux thermes entre 37 et 49 degrés. C’est une eau faiblement salée, riche en calcium et en magnésium, chargée d’oligo-éléments, dont les effets sur les rhumatismes et les traumatismes ostéo-articulaires sont reconnus par la médecine.
Les boues employées pendant les soins, en revanche, ne sont pas locales : elles viennent de Dordogne, du Forez et du Limousin. Un détail qui intéresse ceux qui préparent leur cure et veulent comprendre le déroulé des soins avant d’arriver.
Maimona, la cité antique sous la station
Les Romains exploitaient déjà ces sources. Le nom antique de la localité était Maimona, cité dans le cartulaire de Maguelone en 1130, et les textes du XIIe siècle parlent ensuite d’Aix, c’est-à-dire « les eaux ». Des vestiges d’un établissement thermal ont été mis au jour en 1863 et 1865, puis les fouilles modernes ont révélé une cité d’une dizaine d’hectares.
Les découvertes se sont succédé : la nécropole du Pech-Méjan en 1980, un sanctuaire de Neptune près du groupe scolaire en 1985, la Domus du Vendémiaire en 1990, puis des thermes antiques sous un square du centre entre 1991 et 1994. Un temple de Mars, avenue des Thermes, a livré un autel votif et de nombreux ex-voto. L’eau de la cité arrivait par un aqueduc de 5 kilomètres depuis les sources d’Issanka, à travers Balaruc-le-Vieux ; des pièces à l’effigie de l’empereur le font remonter au Ier siècle.
Le vestige le plus lisible reste la basilique gallo-romaine, inscrite aux monuments historiques (réf. Mérimée PA00103367). Cet édifice religieux était dédié à Neptune et à ses Nymphes, comme l’indique une inscription découverte en 1665.
Le pech d’Ay : chapelle romane et jardin antique
Au-dessus de la station, le pech d’Ay domine l’étang. À son pied, la chapelle Notre-Dame-d’Aix, aussi appelée Notre-Dame-des-Eaux, date du XIIe siècle. C’est un édifice roman bâti en blocs de calcaire coquillier, inscrit aux monuments historiques en 1989 (réf. Mérimée PA00103765), racheté par la municipalité en 1994 et restauré depuis par étapes.
Sur la colline, le jardin antique méditerranéen occupe près de 2 hectares. Aménagé entre 2012 et 2017 et labellisé jardin remarquable, c’est un jardin ethnobotanique : les plantes y sont présentées selon les usages qu’en avaient les civilisations antiques, d’après ce que révèle l’archéobotanique. Le parcours suit un fil chronologique, dans un décor construit selon les principes des jardins de l’Antiquité. Pour un curiste, c’est une sortie à pied, courte et sans effort, entre deux séances.
En ville, l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, néo-gothique, a été édifiée entre 1855 et 1858. Ailleurs sur la commune, le cromlech et le menhir du Pioch de Roumanis ajoutent deux mégalithes à ce patrimoine.
L’étang de Thau, côté nature
L’étang de Thau est le plus grand des étangs languedociens, avec 19,5 kilomètres dans sa plus grande longueur. Deux sites Natura 2000 couvrent le secteur de Balaruc-les-Bains. Le premier protège de vastes herbiers de zostères en très bon état de conservation. Le second vise les oiseaux : l’étang est un site d’importance internationale pour le flamant rose, une zone d’hivernage pour le grèbe à cou noir, et il abrite une colonie de sternes naines.
Dans l’étang jaillit la source de la Vise, une exsurgence sous-lacustre, c’est-à-dire une source qui sort sous les eaux de la lagune. La montagne de la Gardiole, voisine, est elle aussi inventoriée comme zone naturelle d’intérêt écologique.
Côté gourmandise, la commune a vu naître deux douceurs : les « bulles de Balaruc », confiserie locale, et la chaîne La Cure gourmande, dont la première fabrique s’est installée dans l’ancienne gare de Balaruc-les-Bains.
Loger à 17 minutes des thermes : studio ou duplex
Une cure s’organise sur la durée, avec des soins qui découpent la journée. Le studio convient à une personne seule ou à un couple : canapé-lit convertible (couchage 140 × 190 cm), cuisine équipée pour cuisiner ses repas, climatisation mobile pour les après-midi chauds, TV connectée pour les soirées. Il n’a pas de lave-linge, un point à prévoir sur un long séjour.
Si un proche accompagne le curiste, ou si la famille vient le week-end, le duplex offre deux chambres, trois lits, une salle de bain et demie et un lave-linge, pour 4 voyageurs au plus.
Dans les deux cas, l’arrivée se fait en autonomie par boîte à clé entre 17h et 23h, pratique après une première journée de route, et le stationnement gratuit sans limite de durée se trouve à 200 mètres. Les jours sans soin, le tram ligne 2, à environ 7 minutes à pied, mène à Montpellier sans reprendre la voiture. Pour prolonger autour de l’étang, voir la page consacrée à Bouzigues ou celle de Frontignan.

