Un village entre étang de Thau et garrigue
Loupian compte 2 169 habitants et se situe entre l’étang de Thau, au sud, et une zone de vignes et de garrigue, au nord, dans la communauté d’agglomération Sète Agglopôle Méditerranée. Le village a connu une forte hausse de sa population depuis 1962 et a conservé un patrimoine antique exceptionnel, encore mis au jour par des fouilles archéologiques récentes menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives. L’agriculture, historiquement tournée vers la viticulture, a nettement reculé : de 122 exploitations en 1988, il n’en restait que 17 en 2020, soit une baisse de 86 %, sur une surface agricole passée de 499 à 147 hectares.
Comptez 20 minutes par la RD613 et l’A9
Comptez 20 minutes depuis Saint-Jean-de-Védas, pour 24,7 kilomètres, par la RD613 puis l’autoroute A9, qui dessert directement la commune sans détour par le centre de Montpellier.
Sur la trace de la voie Domitienne et de la villa gallo-romaine
À l’automne 2020, ces fouilles ont exhumé, dans la garrigue au sud du tracé de la voie Domitienne, un tronçon exceptionnellement préservé de cette route antique, avec sa partie centrale réservée aux convois officiels et ses voies latérales moins soigneusement aménagées. Non loin, une villa gallo-romaine dédiée à la production et à l’exportation du vin comportait son propre atelier d’amphores et un port sur l’étang de Thau ; devenue un domaine somptueux au Ve siècle, elle est aujourd’hui présentée au musée de site gallo-romain Villa-Loupian, avec ses mosaïques. À quelques centaines de mètres, près de l’actuelle église Sainte-Cécile, les archéologues ont aussi retrouvé les vestiges d’une grande église paléochrétienne, avec une cuve baptismale hexagonale et une nécropole créée plus tard sur ce même site. Le village conserve aussi la trace d’une autre légende locale, la maison hantée dite villa des Tilleuls, nichée au milieu des vignes.
Deux chapelles classées, des XIe et XIIe siècles à 1949
Deux édifices religieux sont classés monuments historiques. La chapelle Saint-Hippolyte, de style roman des XIe et XIIe siècles, l’est depuis 1923 ; elle conserve un portail à arc festonné et un chevet fortifié polygonal, couvert d’une voûte en cul-de-four où se croisent quatre arcs toriques. L’église Sainte-Cécile, mentionnée dès 1099, l’est depuis 1949 ; sa cloche, datée de 1731, est elle-même classée depuis le 4 mai 1961.
Le château devenu mairie, au cœur du village médiéval
Après l’Antiquité, le village s’est installé à quelques centaines de mètres de l’église paléochrétienne, entouré d’une muraille englobant le château de Loupian, devenu aujourd’hui la mairie de la commune, et sa chapelle castrale Saint-Hippolyte. Loupian se trouvait alors sur le territoire de l’ancien diocèse d’Agde. La commune est desservie par la RD613 et par l’autoroute A9, qui longent toutes deux la bordure nord de l’étang de Thau. Le village compte aussi plusieurs espaces verts, le square Jean Monnet, le parc privé du domaine de St-Louis et la pinède communale du Four à Chaux, une ombre bienvenue après la visite du site antique. Le relief culmine au Puech Redon et au Puech d’Ampalou, au-dessus du Lac de Cambelliés, un point d’eau propice à une pause après le vignoble. Elle recense 182 établissements, dont 29,1 % dans le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration, soit 53 entreprises sur le total. La commune est aussi classée en zone 2 pour le risque radon, un niveau considéré comme faible, et en zone de risque minier lié à d’anciennes cavités souterraines.
Une famille installée depuis 1713
La maison Renouvier est présente à Loupian depuis 1713, année de naissance de Jean-Marie Renouvier, fils d’un couple marié en 1709. De 1754 à 1783, les membres de cette famille occupent la fonction de premier consul du village, avant de s’installer à Montpellier.
Studio ou duplex sur la route du site gallo-romain
Le studio convient à une étape patrimoine à deux, entre voie Domitienne et chapelles romanes. Le duplex, avec ses deux chambres, se prête à une visite en famille du site gallo-romain et des deux chapelles classées du village. La page consacrée à Bouzigues, voisine sur l’étang de Thau, prolonge cette étape.

