La Boissière, au carrefour de cinq routes
La Boissière compte 1 072 habitants, dans les collines qui séparent le Montpelliérain de la vallée de l’Hérault, à environ cinq kilomètres à l’est du chef-lieu de canton Aniane. Le village occupe le croisement en étoile de cinq routes départementales : vers Argelliers au nord, vers Montpellier par Montarnaud à l’est, vers Saint-Paul-et-Valmalle au sud, vers Aumelas et la route nationale 109 à l’ouest, et vers Aniane au nord-ouest. C’est un repère simple pour situer la commune : un carrefour rural, à l’écart de l’agglomération, entouré de forêt sur trois côtés, loin de l’agitation du littoral et de Montpellier. La Boissière a connu une forte hausse de sa population depuis 1962, un mouvement qui a transformé ce village jusque-là tourné vers l’agriculture.
La vallée du Coulazou, entre forêts, mas et lac
Le territoire communal, d’une surface de 24,5 kilomètres carrés, s’étend vers le nord depuis la route nationale 109, sur une vallée centrale entourée de trois massifs forestiers qui culminent à plus de 260 mètres au nord et à l’est. À l’ouest, le Puech Bartelié atteint 367 mètres, où est installée une tour de télécommunications. Dans la plaine, où se concentrent l’habitat et les cultures, plusieurs ruisseaux rejoignent le Coulazou, qui quitte ensuite la commune vers la Mosson. Le lac de La Boissière et plusieurs mares, dont la mare de Laquissol et la mare des Mourgues, ponctuent ce paysage de plaine et de garrigue, aux côtés du Puech Haut, du Travers des Romarins et d’une lavogne, autant de reliefs et de points d’eau qui jalonnent les chemins de la commune. Autour de deux anciens mas se sont développés deux hameaux de villas récents, le Mas d’Alhen au sud et le Mas d’Agrès à l’est.
Un chemin de fer disparu, un sentier de randonnée retrouvé
De 1894 à 1949, un train de voyageurs traversait la plaine de La Boissière, sur la ligne d’intérêt local entre Montpellier et Rabieux, une desserte aujourd’hui disparue mais dont le souvenir reste marqué dans le paysage. La voie a depuis disparu, mais son tracé sert aujourd’hui de base, entre le village et Aniane, au sentier de grande randonnée numéro 653, le chemin d’Arles. Les marcheurs en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle traversent ainsi la commune, de la route de Montarnaud à l’est jusqu’à l’ancienne voie ferrée à l’ouest.
L’église Saint-Martin et la chapelle Saint-Louis-de-Gonzague
Le patrimoine bâti du village, à l’écart des grands axes touristiques, tient en deux édifices : l’église Saint-Martin, référencée à l’inventaire général de la région Occitanie et à la base Palissy pour plusieurs objets qu’elle conserve, et la chapelle Saint-Louis-de-Gonzague. Ce sont des repères modestes, à l’image d’un village qui a gardé son caractère rural malgré la proximité de Montpellier. La commune recense 99 établissements, dont 30,3 % dans les activités spécialisées et les services administratifs, soit 30 entreprises sur le total, un secteur qui reste le premier employeur loin devant l’agriculture. Celle-ci comptait encore 33 exploitations en 1988, contre 18 en 2020, sur une surface agricole utilisée passée de 291 à 168 hectares.
Rejoindre La Boissière depuis le logement
La Boissière se trouve à 23,8 kilomètres du logement, soit 26 minutes de route en circulation fluide, en traversant les villages de l’ouest montpelliérain avant de gagner les collines forestières.
Studio ou duplex pour un séjour près de La Boissière
Après une étape sur le chemin d’Arles, pour un couple de marcheurs, le studio suffit, avec son espace de travail pour préparer l’étape suivante et sa cuisine équipée pour un repas simple au retour. Le duplex convient mieux à un groupe qui enchaîne plusieurs jours de marche, avec son lave-linge et ses trois lits pour souffler entre deux étapes. Les deux logements se trouvent à la même adresse, au centre de Saint-Jean-de-Védas, avec un accès rapide à l’A709 et à l’A9 vers l’ouest du département.
Pour l’étape voisine sur la même route, la page consacrée à Montarnaud détaille l’accès à ce village, plus proche de l’agglomération.

