Un village rural entre deux ères géologiques
Saint-Paul-et-Valmalle compte 1 394 habitants et s’étend sur 12,8 kilomètres carrés. Le territoire communal est partagé par une faille est-ouest : des terrains du Tertiaire au nord, des terrains du Jurassique au sud. C’est une commune rurale, restée à l’écart des grands axes, qui fait partie de l’aire d’attraction de Montpellier sans en avoir la densité. Elle se situe dans la région agricole des Garrigues, qui occupe une partie du centre et du nord-est du département, où l’orientation technico-économique reste la polyculture et le polyélevage. La population a fortement augmenté depuis 1962, comme dans la plupart des communes proches de Montpellier, sans que Saint-Paul-et-Valmalle ne devienne pour autant une commune urbaine.
Dix-huit minutes depuis le logement
Depuis Saint-Jean-de-Védas, la route mesure 18,4 kilomètres et se parcourt en 18 minutes. C’est un temps de trajet comparable à celui de plusieurs villages de l’ouest montpelliérain, pour une destination nettement plus rurale et silencieuse, au pied du causse d’Aumelas.
Le hameau de Valmalle et l’église du village
Au sud du village, le hameau de Valmalle se trouve près des limites communales avec Cournonterral et Aumelas, accessible par la départementale 111E1. Ce hameau reste habité à l’année, à l’écart du bourg principal, dans un paysage de garrigue et de vignes. Dans le village lui-même, l’église de la Conversion-de-Saint-Paul est référencée dans la base Mérimée et à l’inventaire général de la région Occitanie, avec plusieurs objets répertoriés dans la base Palissy.
Un territoire d’aigles de Bonelli et de chauves-souris
La commune est concernée par deux sites Natura 2000 : la montagne de la Moure et Causse d’Aumelas, 10 694 hectares où pâturent des troupeaux qui entretiennent des pelouses méditerranéennes et où vivent sept espèces de chauves-souris, dont trois d’intérêt communautaire, et les garrigues de la Moure et d’Aumelas, 9 015 hectares qui abritent un couple nicheur d’aigles de Bonelli. Quatre zones naturelles d’intérêt écologique complètent ce dispositif : les contreforts septentrionaux du causse d’Aumelas, 219 hectares, la garrigue du Mas Dieu, 248 hectares sur trois communes, le causse d’Aumelas et la montagne de la Moure, 16 237 hectares sur seize communes, et les garrigues boisées du nord-ouest du Montpelliérais, 16 219 hectares sur dix-sept communes. Quatre exploitations agricoles avaient leur siège dans la commune en 2020, contre 22 en 1988, sur une surface agricole utilisée de 107 hectares.
Un risque minier hérité des exploitations anciennes
L’étude Scanning de Géodéris, réalisée en 2008 et complétée en 2015, a identifié un risque minier sur la commune, lié aux cavités souterraines laissées à l’abandon après d’anciennes exploitations. Ce risque ne concerne pas un séjour ponctuel, mais il rappelle que ce territoire au relief discret, partagé entre terrains du Tertiaire au nord et du Jurassique au sud, a aussi connu une activité minière avant de redevenir un causse tranquille.
Un chêne remarquable et une économie de proximité
Un site naturel est recensé sous le nom de Chêne de Vedas, un repère local pour qui parcourt la commune à pied. Sur le plan économique, 124 établissements sont implantés à Saint-Paul-et-Valmalle, dont 30 dans le commerce, les transports, l’hébergement et la restauration, soit 24,2 % du total, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne départementale de 28 %.
Pour qui cette base a du sens
- Une envie de garrigue et de silence, à 18 minutes du tram et des commerces de Saint-Jean-de-Védas.
- Une sortie nature vers le causse d’Aumelas, en observant les rapaces qui nichent dans les falaises voisines.
- Un point de départ vers le hameau de Valmalle et les villages du causse, dans le studio ou le duplex, à la même adresse au centre-ville.

